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Pour son nouveau film, le duo a puisé dans les souvenirs d'enfance d'Edgar Wright. Celui-ci raconte : «J'ai grandi dans la petite ville de Wells, dans le Somerset. J'étais fan de films policiers, je pouvais passer des nuits à en regarder. J'adorais toute la série de L'INSPECTEUR HARRY, les films des années 60 et 70 comme BULLIT de Peter Yates et THE FRENCH CONNECTION de William Friedkin, et ceux des années 80 comme les quadrilogies de L'ARME FATALE ou DIE HARD.»
En bon passionné, à l'âge de 18 ans, Edgar Wright a réalisé un film policier amateur, DEAD RIGHT. Alors qu'il cherchait un sujet de film avec Simon Pegg après SHAUN OF THE DEAD, il a proposé de faire avec le genre policier d'action ce qu'ils avaient fait avec SHAUN OF THE DEAD pour les films de zombies : adapter un genre américain à la sauce anglaise, ajouter une bonne dose d'humour... secouer et servir.

La solution était de faire un film d'action encore plus retentissant que SHAUN OF THE DEAD, avec Simon Pegg dans le rôle principal, celui de l'agent Nicholas Angel. Après avoir parié avec succès sur SHAUN OF THE DEAD, Working Title Films accepta avec plaisir de retravailler avec Edgar Wright et Simon Pegg. Ceux-ci avaient présenté le pitch de leur nouveau film «comme si George Romero avait tiré à bout portant sur Richard Curtis.».. Le développement du film pouvait enfin commencer.
Nira Park a produit HOT FUZZ avec Tim Bevan et Eric Fellner de chez Working Title, avec qui elle avait déjà produit SHAUN OF THE DEAD. Elle avait aussi produit la sitcom «Spaced» de Edgard Wright et Simon Pegg.
Elle raconte : «Le démarrage du projet a été très rapide. Simon et Edgar ont juste parlé de l'idée de leur film et Working Title Films a accepté immédiatement. Ils ont aussitôt commencé à écrire. C'était assez différent pour eux car cette fois-ci, ils étaient sûrs de faire le film une fois le scénario terminé. Pour SHAUN OF THE DEAD, après l'effondrement de FilmFour, nous avons vraiment lutté pour financer le film, il a même failli ne jamais voir le jour. Savoir que Working Title Films était derrière nous depuis le début a facilité les choses.»
L'écriture du scénario a débuté pour Edgar Wright et Simon Pegg par la rédaction d'une liste de plus de 200 films policiers et par le re-visionnage de leurs préférés. Edgar Wright raconte avec humour : «C'était sympa de pouvoir acheter des films tout en sachant qu'on allait pouvoir les déduire de nos impôts ! Nous avons pris LES ANGES GARDIENS de Richard Rush, les quadrilogies de L'ARME FATALE et DIE HARD, 48 HEURES de Walter Hill, LES CASSEURS DE GANG de Peter Hyams, LE DERNIER SAMARITAIN de Tony Scott, POLICE FÉDÉRALE LOS ANGELES de William Friedkin, EXTRÊME PRÉJUDICE de Walter Hill, SUPER FLICS de Gordon Parks, le classique anglais POLICE SANS ARMES de Basil Dearden, POINT BREAK EXTRÊME LIMITE de Kathryn Bigelow, et BAD BOYS 2 de Michael Bay. Nous faisons directement référence aux deux derniers dans le film car ce sont les pièces maîtresses de la collection de DVD de Danny Butterman. Il y a une scène où Nicholas Angel et Danny Butterman regardent BAD BOYS 2, et où une réplique de Martin Lawrence s'applique complètement à ce qui se passe dans notre film...»

Beaucoup de ces détails ont été intégrés dans le film, comme cette coutume qui veut que les officiers en retard payent à leurs collègues quelques sucreries.
Ayant collecté quantité d'anecdotes et d'informations, le duo a commencé l'écriture d'un scénario et d'une intrigue volontairement tortueuse dans les bureaux de Big Talk, leur société de production londonienne. Gênés par les nombreuses distractions que peut offrir Londres, Edgar Wright et Simon Pegg ont fini par louer un appartement à Wells pour pouvoir terminer leur script... façon de faire s'applique aussi au personnage de Nicholas Angel.
Edgar Wright explique : «Dans tous les classiques du genre policier, les personnages sont démoralisés ou envoyés ailleurs parce qu'ils ont des ennuis ou parce qu'ils ont tué quelqu'un. Nous avons fait le contraire avec Nicholas Angel. Cet officier est tellement excellent que comparés à lui, tous les autres policiers sont ridicules. Au lieu de lui attirer des félicitations, sa réussite provoque sa mutation.»
Simon Pegg raconte : «Je ne pouvais pas faire mon numéro comique habituel avec ce personnage car ce n'est pas un crétin. Il est sérieux et concentré tout le temps. On ne le voit pas sourire avant la moitié du film. C'est un vrai robot ! Dans SHAUN OF THE DEAD, je faisais une version différente de mon personnage de Tim dans «Spaced», ou plus précisément une version plus fidèle de moi-même, mais pour HOT FUZZ je joue complètement autrement.»

Bien que Nick Frost n'ait pas directement participé à l'écriture du scénario, il n'était jamais loin d'Edgar Wright et Simon Pegg et a apporté quelques idées. Nick Frost se souvient : «Je suis arrivé avec ce nom : Danny Butterman. Je leur ai dit que je ferais le film si je pouvais donner ce nom à mon personnage. C'est un nom qui m'est venu il y a longtemps en écrivant. On dirait un peu un nom de Hobbit. Simon Pegg et Edgar Wright ont été ravis de me voir arriver avec plusieurs suggestions.»
Comme pour Simon Pegg, le rôle de Danny Butterman différait beaucoup de ce que Nick Frost avait pu faire auparavant. Fils du chef de la police, Danny est un jeune officier sympathique mais naïf, c'est aussi un mordu de films d'action qui rêve de vivre lui aussi un jour quelques aventures.
Nick Frost raconte : «Danny est un personnage plein de vie. Jim Broadbent, qui joue son père, a dit qu'il n'avait jamais vu un personnage plus enthousiaste que lui, et c'est aussi mon avis. Danny travaille avec son père dans une petite ville sans criminalité où la seule chose à faire est de porter son uniforme. Il joue au rugby, supporte l'équipe de foot des Bristol Rovers, sa vie est plutôt cool. Quand Nicholas Angel déboule à Sandford, Danny voit en lui tout ce qu'il rêve d'être. Même si Danny voudrait prétendre le contraire, je crois qu'il partirait en courant sur un bon kilomètre si quelqu'un pointait une arme sur lui. C'était un personnage très sympa !»
Avec ces scènes de poursuites en voiture, de combats de rue, de fusillades et de courses à cheval, Simon Pegg savait que le film représenterait un défi physique pour lui et les acteurs. Il explique avec humour : «Quand vous écrivez, vous ne pensez qu'au personnage et à ce qu'il fait. Quand je me suis retrouvé à l'agonie parce que je me suis froissé des muscles aux deux cuisses après avoir descendu en courant la rue principale, j'ai vraiment regretté ! Je me suis traité de tous les noms en me demandant pourquoi ... Lire la suite »
Évitant la structure classique en trois parties utilisée dans la plupart des films d'action, Edgar Wright et Simon Pegg ont organisé HOT FUZZ en deux parties. La première se concentre sur l'inactivité ambiante et montre un Nicholas Angel forcé de s'occuper de cygnes disparus, de kermesses et d'un village dans lequel rien ne semble jamais arriver. Seuls quelques décès étranges viennent bousculer la routine et éveiller des soupçons chez Angel. Dans la seconde partie, Angel prend les armes face aux problèmes et le ... Lire la suite »





