Hot Fuzz, notes à propos du film

 

Hot Fuz, un poulet aux hormones

 

Hot fuzz, le film
En 2004, Edgar Wright et Simon Pegg remportèrent un succès planétaire avec SHAUN OF THE DEAD, une comédie romantique... avec des zombies. Ils en étaient tous deux coscénaristes, Simon Pegg en étant la vedette et Edgar Wright le réalisateur. Le film obtint de nombreux prix dont celui du meilleur scénario aux British Independent Film Awards en 2004, du meilleur film d'horreur aux Saturn Awards et du meilleur film britannique aux Empire Awards en 2005.

Pour son nouveau film, le duo a puisé dans les souvenirs d'enfance d'Edgar Wright. Celui-ci raconte : «J'ai grandi dans la petite ville de Wells, dans le Somerset. J'étais fan de films policiers, je pouvais passer des nuits à en regarder. J'adorais toute la série de L'INSPECTEUR HARRY, les films des années 60 et 70 comme BULLIT de Peter Yates et THE FRENCH CONNECTION de William Friedkin, et ceux des années 80 comme les quadrilogies de L'ARME FATALE ou DIE HARD.»

En bon passionné, à l'âge de 18 ans, Edgar Wright a réalisé un film policier amateur, DEAD RIGHT. Alors qu'il cherchait un sujet de film avec Simon Pegg après SHAUN OF THE DEAD, il a proposé de faire avec le genre policier d'action ce qu'ils avaient fait avec SHAUN OF THE DEAD pour les films de zombies : adapter un genre américain à la sauce anglaise, ajouter une bonne dose d'humour... secouer et servir.

Hot fuzz, le film
Edgar Wright explique : «Le crime est très présent dans le cinéma britannique, mais curieusement, peu de films ont des policiers pour héros, et encore moins des policiers anglais en uniforme. Il était temps de remédier à cela. L'image que les gens, dans le monde, ont des policiers anglais est celle de flics sans armes avec un casque rigolo. Le défi consistait donc à faire un film de genre avec des «bobbies» anglais en uniforme, et d'arriver à leur mettre un maximum d'armes entre les mains.»

La solution était de faire un film d'action encore plus retentissant que SHAUN OF THE DEAD, avec Simon Pegg dans le rôle principal, celui de l'agent Nicholas Angel. Après avoir parié avec succès sur SHAUN OF THE DEAD, Working Title Films accepta avec plaisir de retravailler avec Edgar Wright et Simon Pegg. Ceux-ci avaient présenté le pitch de leur nouveau film «comme si George Romero avait tiré à bout portant sur Richard Curtis.».. Le développement du film pouvait enfin commencer.

Nira Park a produit HOT FUZZ avec Tim Bevan et Eric Fellner de chez Working Title, avec qui elle avait déjà produit SHAUN OF THE DEAD. Elle avait aussi produit la sitcom «Spaced» de Edgard Wright et Simon Pegg.

Elle raconte : «Le démarrage du projet a été très rapide. Simon et Edgar ont juste parlé de l'idée de leur film et Working Title Films a accepté immédiatement. Ils ont aussitôt commencé à écrire. C'était assez différent pour eux car cette fois-ci, ils étaient sûrs de faire le film une fois le scénario terminé. Pour SHAUN OF THE DEAD, après l'effondrement de FilmFour, nous avons vraiment lutté pour financer le film, il a même failli ne jamais voir le jour. Savoir que Working Title Films était derrière nous depuis le début a facilité les choses.»

L'écriture du scénario a débuté pour Edgar Wright et Simon Pegg par la rédaction d'une liste de plus de 200 films policiers et par le re-visionnage de leurs préférés. Edgar Wright raconte avec humour : «C'était sympa de pouvoir acheter des films tout en sachant qu'on allait pouvoir les déduire de nos impôts ! Nous avons pris LES ANGES GARDIENS de Richard Rush, les quadrilogies de L'ARME FATALE et DIE HARD, 48 HEURES de Walter Hill, LES CASSEURS DE GANG de Peter Hyams, LE DERNIER SAMARITAIN de Tony Scott, POLICE FÉDÉRALE LOS ANGELES de William Friedkin, EXTRÊME PRÉJUDICE de Walter Hill, SUPER FLICS de Gordon Parks, le classique anglais POLICE SANS ARMES de Basil Dearden, POINT BREAK EXTRÊME LIMITE de Kathryn Bigelow, et BAD BOYS 2 de Michael Bay. Nous faisons directement référence aux deux derniers dans le film car ce sont les pièces maîtresses de la collection de DVD de Danny Butterman. Il y a une scène où Nicholas Angel et Danny Butterman regardent BAD BOYS 2, et où une réplique de Martin Lawrence s'applique complètement à ce qui se passe dans notre film...»

Hot fuzz, le film
Edgar Wright ajoute : «Nous avons aussi voulu savoir comment se passait la vie des policiers au quotidien. Nous avons discuté avec beaucoup d'officiers à Londres et dans une quinzaine de commissariats de campagne, dans le Somerset, le Gloucestershire et le Wiltshire. C'était très intéressant, ils ont été d'une grande aide en nous racontant plein de détails passionnants sur leur métier.»

Beaucoup de ces détails ont été intégrés dans le film, comme cette coutume qui veut que les officiers en retard payent à leurs collègues quelques sucreries.

Ayant collecté quantité d'anecdotes et d'informations, le duo a commencé l'écriture d'un scénario et d'une intrigue volontairement tortueuse dans les bureaux de Big Talk, leur société de production londonienne. Gênés par les nombreuses distractions que peut offrir Londres, Edgar Wright et Simon Pegg ont fini par louer un appartement à Wells pour pouvoir terminer leur script... façon de faire s'applique aussi au personnage de Nicholas Angel.

Edgar Wright explique : «Dans tous les classiques du genre policier, les personnages sont démoralisés ou envoyés ailleurs parce qu'ils ont des ennuis ou parce qu'ils ont tué quelqu'un. Nous avons fait le contraire avec Nicholas Angel. Cet officier est tellement excellent que comparés à lui, tous les autres policiers sont ridicules. Au lieu de lui attirer des félicitations, sa réussite provoque sa mutation.»

Simon Pegg raconte : «Je ne pouvais pas faire mon numéro comique habituel avec ce personnage car ce n'est pas un crétin. Il est sérieux et concentré tout le temps. On ne le voit pas sourire avant la moitié du film. C'est un vrai robot ! Dans SHAUN OF THE DEAD, je faisais une version différente de mon personnage de Tim dans «Spaced», ou plus précisément une version plus fidèle de moi-même, mais pour HOT FUZZ je joue complètement autrement.»

Hot fuzz, le film
Que ce soit dans «Spaced» ou dans SHAUN OF THE DEAD, Simon Pegg et Nick Frost jouent des personnages qui sont amis ou finissent par le devenir. Simon Pegg raconte : «Il était impensable que je travaille sans Nick Frost, et ce depuis le début. Nous sommes liés à lui, c'est notre arme secrète ! C'est très facile d'écrire pour lui, c'est le mec le plus drôle que je connaisse. Il a beaucoup de talent. Nous formons un très bon duo à l'écran car notre amitié est réelle, cela facilite beaucoup notre jeu d'acteurs. Chacun s'appuie sur l'autre pour aller plus loin et plus fort !»

Bien que Nick Frost n'ait pas directement participé à l'écriture du scénario, il n'était jamais loin d'Edgar Wright et Simon Pegg et a apporté quelques idées. Nick Frost se souvient : «Je suis arrivé avec ce nom : Danny Butterman. Je leur ai dit que je ferais le film si je pouvais donner ce nom à mon personnage. C'est un nom qui m'est venu il y a longtemps en écrivant. On dirait un peu un nom de Hobbit. Simon Pegg et Edgar Wright ont été ravis de me voir arriver avec plusieurs suggestions.»

Comme pour Simon Pegg, le rôle de Danny Butterman différait beaucoup de ce que Nick Frost avait pu faire auparavant. Fils du chef de la police, Danny est un jeune officier sympathique mais naïf, c'est aussi un mordu de films d'action qui rêve de vivre lui aussi un jour quelques aventures.

Nick Frost raconte : «Danny est un personnage plein de vie. Jim Broadbent, qui joue son père, a dit qu'il n'avait jamais vu un personnage plus enthousiaste que lui, et c'est aussi mon avis. Danny travaille avec son père dans une petite ville sans criminalité où la seule chose à faire est de porter son uniforme. Il joue au rugby, supporte l'équipe de foot des Bristol Rovers, sa vie est plutôt cool. Quand Nicholas Angel déboule à Sandford, Danny voit en lui tout ce qu'il rêve d'être. Même si Danny voudrait prétendre le contraire, je crois qu'il partirait en courant sur un bon kilomètre si quelqu'un pointait une arme sur lui. C'était un personnage très sympa !»

 

 
 
 

Hot Fuzz, de l'action, encore de l'action !

 

Avec ces scènes de poursuites en voiture, de combats de rue, de fusillades et de courses à cheval, Simon Pegg savait que le film représenterait un défi physique pour lui et les acteurs. Il explique avec humour : «Quand vous écrivez, vous ne pensez qu'au personnage et à ce qu'il fait. Quand je me suis retrouvé à l'agonie parce que je me suis froissé des muscles aux deux cuisses après avoir descendu en courant la rue principale, j'ai vraiment regretté ! Je me suis traité de tous les noms en me demandant pourquoi ... Lire la suite »

 
 
 

Le style et la structure de Hot Fuzz

 

Évitant la structure classique en trois parties utilisée dans la plupart des films d'action, Edgar Wright et Simon Pegg ont organisé HOT FUZZ en deux parties. La première se concentre sur l'inactivité ambiante et montre un Nicholas Angel forcé de s'occuper de cygnes disparus, de kermesses et d'un village dans lequel rien ne semble jamais arriver. Seuls quelques décès étranges viennent bousculer la routine et éveiller des soupçons chez Angel. Dans la seconde partie, Angel prend les armes face aux problèmes et le ... Lire la suite »

 
 

Prochainement au cinema

Gagnez des places de cinémaGagnez des places de cinémaGagnez des places de cinémaGagnez des places de cinéma
Gagnez des places de cinéma

 

Les derniers articles à propos des films

 

L'Etrange histoire de Benjamin Button : interview de Brad Pitt, Kate Blanchett et David Fincher
Qu’est ce qui vous a séduit le plus dans le scénario original lorsque vous l’avez lu ? Chacun votre tour. Brad Pitt : Pour moi ? Ce qui m’a séduit le plus c’est les heures de prothèses, la chaise roulante, jouer le rôle d’un personnage de sa naissance jusqu’à sa mort, c’est ce qui m’a séduit ! Et je ne voulais pas du tout en faire partie ...

Last Chance for Love, la génèse du film
Le réalisateur et scénariste Joel Hopkins a reçu en 2002 le BAFTA de la révélation du cinéma britannique grâce à son premier film MARIAGE ET CONSÉQUENCES. Emma Thompson l’a alors immédiatement contacté pour le rencontrer et discuter avec lui d’une prochaine collaboration. Joel raconte : “Emma m’a dit qu’elle avait aimé mon travail et ...

Rencontre avec la scénariste et réalisatrice de Dorothy, Agnés Merlet
Comment définiriez-vous DOROTHY ? DOROTHY est un thriller psychologique avec un développement surnaturel. C'est un film qui joue sur les codes du genre mais qui ne se contente pas seulement de chercher à faire peur. Au-delà des phénomènes dont il parle, le film aborde plusieurs thèmes comme la compassion : est-ce un sentiment généreux et ...

The Square : rencontre exclusive avec son réalisateur, Nash Edgerton
Fan-de-cinema : Nash, vous avez débuté comme cascadeur il y a 17 ans. Aujourd’hui, vous sortez votre premier film en tant que réalisateur. Comment en êtes vous arrivé là ? Nash Edgerton : J’ai toujours été curieux des techniques des réalisateurs avec qui je travaillais, je les ai beaucoup observé. Ce qui est sur, c’est que je n’ai pas ...

The Spirit, acteurs et personnages
Alors que les héros de la plupart des adaptations de comics sont interprétés en général par de grandes stars, les cinéastes de THE SPIRIT ont préféré donner le premier rôle du film à un acteur moins connu. Deborah Del Prete explique : « Nous voulions que le Spirit soit simplement le Spirit au yeux du public, pas un acteur connu dans le ...

Max and Co, du papier à la péliculle
Max & Co est une aventure initiée par deux jeunes réalisateurs, Samuel et Frédéric Guillaume, secondés par Benoît Dreyer, l’un de leurs camarades décidant de suivre la production exécutive de ce qui, à l’origine, ne devait être qu’un court-métrage de 20 minutes. Une aventure qui prend son envol lorsque leur chemin croise celui du ...
 
 
Pour faire un lien vers cette page, merci d'utiliser le code suivant :


Fan de Cinéma, le portail cinéma collaboratif est enregistré à la C.N.I.L. sous le n° 1143859 - Copyright © 2000-2010 JR MULTIMEDIA Tous droits réservés