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Vercingétorix

Note : 5/5.0 - 1 avis

Papiers peints et tableaux Star Wars

Titre VO : Druids

Un film de Jacques Dorfmann avec Christophe Lambert , Klaus Maria Brandauer , Max von Sydow , Bernard-Pierre Donnadieu , Yannis Baraban

Genre : aventures - Durée : 2h22 - Année de production : 2001

Date de sortie cinéma : 24 Janvier 2001

Distributeur :

Jacques Dorfmann
Christophe Lambert
Christophe Lambert
Klaus Maria Brandauer
Max von Sydow
Max von Sydow
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Vercingétorix, le film

  • Vercingétorix

    Synopsis

    Elevé par des druides et initié au combat après l'assassinat de son père par les troupes de l'envahisseur romain, le jeune Vercingétorix veut retourner à Gergovie récupérer son héritage. Dupé par César, scandalisé par la couardise et la fourberie des chefs gaulois, il décide de se battre pour que la Gaule retrouve sa liberté...

Le Casting du film

  • LISTE ARTISTIQUE
    Christophe LambertVercingétorix
    Klaus Maria BrandauerCésar
    Max von SydowGutuart
    Bernard-Pierre DonnadieuDumnorix
    Yannis BarabanLitavic
    Jean-Pierre Rivesun chef teuton
    Denis Charvet
    Vincent MoscatoMoscatos
  • LISTE TECHNIQUE
    Jacques Dorfmann
    Inès SastreEpona
    Maria KavardjikovaRhia
    Claude Léger
    Patrick Sandrin
    Denis Charvet
    Rospo Pallenberg
    Norman Spinrad
    Jacques Dorfmann
    Stefan Ivanov
    Didier Naert
    Edith Vesperini
    Marie Castro
    Pierre Charvet

Avis et critiques des internautes


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  •  le 29 Juillet 2008 par

    52 avant J.C. Suite au massacre d'Orléans, le dénommé Vercingétorix, fils de Celtillos, prend la tête d'un mouvement anti-romain. De fil en aiguille, le jeune chef arverne va prendre la tutelle de l'ensemble des peuples de Gaule et mener la charge contre César, jusqu'à sa défaite à Alesia en octobre -52. Un règne, un parcours aussi brefs que mémorables... Un sujet de film. Inévitable.

    Parce que la critique l'a à tort massacré, parce que peu de spectateurs ont pu le voir et encore moins le comprendre, il est grand temps de réhabiliter ce qui est (et le mot est sans doute encore trop faible) le « Citizen Kane » de ces 10 dernières années : le « Vercingétorix » de Jacques Dorfmann. Tiens, Jacques Dorfmann : le nom ne vous dit rien. En son temps, Mozart aussi était ignoré. Absurde, et injuste surtout. Alors tapons du point sur le i de la table, et écrivons-le une bonne fois pour toutes : oui, « Vercingétorix » est un grand, un très grand film.

    Chef d'oeuvre de par son choix inédit, exceptionnel : parler de l'Histoire en rejetant dos à dos le sensationnalisme hollywoodien et le didactisme scolaire. Les scènes de baille sont accessoires, la vraisemblance historique n'est jamais respectée, peu importe : le réalisateur privilégie le coeur et l'âme. Dès l'introduction, surprenante, poétique au-delà des mots, on se prend à scruter le chuchotement du vent dans les arbres, le mince filet d'eau qui parcourt les galets. Avec une infinie subtilité, Dorfmann convoque notre sensibilité : ses images sont des tableaux (la rédition devant César inspirée par Léon-Noël Royer, Vercingétorix attaquant à Gergovie parfaitement similaire à la statue de Bartholdi...), ses dialogues sont des poèmes (Edmond de Rostand et Cyrano ne sont jamais loin), ses plans sont des caresses. Réussir à faire pleurer le spectateur devant les olifants qui sonnent la retraite... Il faut qu'il en ait sous la cuirasse.

    Chef d'oeuvre de par sa filiation assumée et pourtant surmontée : Max von Sydow vient directement de chez Bergman, mais il retrouve ses accents du Septième Sceau sans se répéter. Itou pour un Klaus Maria Brandauer (César idéal comme il fit un Danton idéal, acteur shakespearien par excellence) ou un Bernard-Pierre Donnadieu (légende du théâtre, hélas ici dans un rôle trop bref à l'écran...). Le cinéma de Dorfmann est cérébral, parfois presque trop... Mais c'est ça le cinéma ! C'est viscéral, c'est intense, ça n'a rien à faire avec les pisse-petit ! Et à la tête de cette véritable révolte onirique, à la croisée des chemins entre le Roi Lear et Lorenzaccio, on a la surprise du film : Christophe Lambert. On l'a connu bon, voire très bon parfois (cf ma critique de « Max et Jérémie »). Mais dans « Vercingétorix », Lambert s'offre un sommet. Son jeu est d'une spontanéité et d'une intensité à fleur de peau. C'est le frère que l'on admire, l'ami qu'on veut prendre dans ses bras : ceux qui ont encore assez de bon sens pour accepter de le regarder dix secondes sans ricaner sous cape ne peuvent qu'être conquis. Au-delà du tribun (et c'en est un, magnétique), Lambert réussit à incarner un Vercingétorix humain, fragile et de fait magnifique. On se prend à rêver de le voir jouer un jour Martin Luther King : avec lui, le conquérant et la colombe ne font qu'un !

    Cette critique est longue, peut-être trop ? Elle est à tout le moins enflammée, comme peuvent l'être les déclarations d'amour. Pour ma 100ème critique, j'avais juste envie de rappeler qu'au cinéma comme en amour, une 100ème fois peut toujours être une première fois. Sérénade au son des cornes de brume, bouquet de glaives et festin aux chandelles : vous vibrerez pour « Vercingétorix » comme vous n'avez jamais vibré. Et si le cinoche me passe un jour la bague au doigt, que ce soit par un fondu enchaîné sur le visage de Christophe Lambert, définitivement immortel !

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