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Surveillance

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Papiers peints et tableaux Star Wars

Titre VO : Surveillance

Un film de Wieslaw Saniewski

Genre : policier - Durée : 0 - Année de production : 1984

Date de sortie en salle : inconnue

Distributeur :

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Surveillance, le film

  • Surveillance

    Synopsis

    Deux agents du FBI arrivent dans une petite ville perdue pour enquêter sur une série de meurtres. Ils retrouvent sur place trois témoins : un policier à la gâchette facile, une junkie complètement déconnectée et une petite fille de huit ans encore sous le choc.
    Au cours des interrogatoires, les agents découvrent rapidement que les témoins donnent chacun une version différente des faits, dissimulant manifestement une partie de la vérité.

  • Surveillance : dans la famille Lynch, on demande la fille !

    Surveillance, le film
    Jennifer Lynch a mis du temps à digérer l’échec de son premier film, Boxing Helena, pour lequel elle avait réussi l’«exploit » de remporter, à 25 ans seulement, le Razzie Award de la pire réalisatrice. 15 après cet OFNI - objet filmique non identifié - culte pour certains, nanar de série Z pour d’autres, Jennifer revient derrière la caméra (et au scénario) pour un polar placé sous haute surveillance.


    Avec papa David à la production, deux acteurs lynchiens (Bill Pullman et Julia Ormond) en têtes d’affiche, on ne serait pas vraiment étonné que cette série B penche sérieusement du côté de l’univers type de Lynch. Bingo, première scène, première impression de déjà-vu avec de faux airs de Lost Highway. Mais la fifille Jenny coupe très vite le cordon encombrant pour proposer une relecture (lointaine tout de même, faut pas pousser) du chef d’œuvre de Kurosawa, Rashomon à la sauce Coen Brother. En résumé, un polar bien poisseux qui se déroule dans un bled écrasé de soleil perdu au fin fond de l’Amérique profonde où il ne se passe jamais rien. Jusqu’au jour où…

    L’action est clairement découpée en deux : l’une se passe dans un commissariat glauque et sombre où deux agents du FBI interrogent les protagonistes du drame (un flic légèrement psychotique, une junkie complètement paumée et une petite fille innocente), chacun ayant sa version des faits et ses secrets à cacher. L’autre est une reconstitution par flash backs successifs de l’accident selon le point de vue de chacun. Cette partie se déroule en plein caniard sur une route au milieu de nulle part.

    Surveillance, le film
    Violence gratuite, vulgarité crasse des dialogues, personnages stéréotypés, la Lynch ne fait pas dans le détail en ce qui concerne le racolage et la médiocrité. Mais elle en fait tellement trop qu’on ne peut pas s’empêcher de croire que c’est du second degré volontaire de sa part, une invitation à aller au-delà de la vérité première des images, sans doute une passion génétiquement transmissible pour les faux semblants. Car le twist malheureusement ultra prévisible (dû grandement à une direction d’acteurs inexistante et au cabotinage permanent d’un Bill Pullman rarement aussi mauvais, au contraire de Julia Ormond toute en retenue) conclut le film sur une ode à l’amour, aussi amoral et déviant soit-il.

    Aussi troublant et dérangeant que puisse être l’épilogue du film, l’ensemble manque tout de même de finesse et de maitrise pour emporter l’adhésion. La manie agaçante de la réalisatrice de vouloir tout expliquer couplée à une utilisation excessive du ralenti n’aide pas le spectateur à se laisser complètement aller au plaisir coupable de cette série B qui ne s’assume pas pleinement. Le film manque aussi de rythme et de souffle : une phase d’introduction qui n’en finit plus de se tirer en longueur et en langueur (deux fois la même scène de flics désœuvrés qui appliquent la loi à leur manière) et soudain une explosion de violence crue, feu d’artifice factice du métrage mais qui a au moins le mérite de tirer le spectateur d’une somnolence ennuyée - voire de son sommeil si la clim de la salle est en panne.

    Que le talent ne soit héréditaire est une évidence en soi mais il n’est pas inutile (même si la comparaison est cruelle) de rappeller que le 2eme film de Lynch père n’était autre qu’Elephant Man. C’est donc un doux euphémisme que de dire que, chez les Lynch, on surveillera avec plus d’impatience la venue du prochain David (malgré Inland Empire) que l’annonce du nouveau Jennifer.

    Emmanuel Pujol

     

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