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Rembobinez, merci !

Note : 4.6/5.0 - 5 avis

Papiers peints et tableaux Star Wars

Titre VO : Be Kind Rewind

Un film de Michel Gondry avec Jack Black , Mos Def , Danny Glover , Matt Walsh , Marcus Carl Franklin

Genre : comédie - Durée : 1h34 - Année de production : 2008

Date de sortie cinéma : 05 Mars 2008

Distributeur :

Michel Gondry
Michel Gondry
Jack Black
Jack Black
Mos Def
Danny Glover
Danny Glover
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Rembobinez, merci !, le film

  • Rembobinez, merci !

    Synopsis

    Un homme dont le cerveau devient magnétique efface involontairement toutes les cassettes du vidéoclub dans lequel l'un de ses amis travaille. Afin de satisfaire la demande de la plus fidèle cliente du vidéoclub, une femme démente, les deux hommes décident de réaliser les remakes des films effacés parmi lesquels Retour vers le Futur, Le Roi Lion et Robocop.

Le Casting du film

  • LISTE ARTISTIQUE
    Jack BlackJerry
    Mos DefMike
    Danny GloverMonsieur Fletcher
    Matt WalshPolicier
    Marcus Carl FranklinJames
    Arjay SmithManny
    Amir Ali SaidKid 3
    P.J. ByrneMr. Baker
    Paul DinelloMr. Rooney
    Dennis Albanesepropriétaire du Vidéoclub
    Blake HightowerChris
    John TormeyDavid Harley
    Chandler ParkerCraig
    Quinton AaronQ
  • Frank GirardeauGary
    Gio PerezRandy
    Sacha Bourdoun homme dans la queue
    Irv GoochWilson
    David SlotkoffJack
    Jon GlaserWest Coast Video Employee NYC
    David M. SheppardMan in Video Store #2
    Victor Dickerson
    Walter Helbig
    Ted McElwee
    Tomasz Soltys
    Marc Alan Austen
    Paul Barman
    Kid Creole
    Frank Heins
  • Francisco Fabian
    Harvey Hogan
  • LISTE TECHNIQUE
    Michel Gondry
    Mia FarrowMme Kimberley
    Melonie DiazAlma
    Sigourney WeaverMme Lawson
    Marceline HugotCity Hall Employee
    Heather LawlessSherry
    Allie Woods Jr.Doctor Bent
    Ann LongoMiss Falewicz's Friend
    Basia RosasAndrea
    McKinley Page
    Parrie Hodges
    Karen Spitzer
    Kishu Chand
    Karolina Wydra
  • Raffi Adlan
    Toby Emmerich
    Julie Fong
    Ann Ruark
    Guy Stodel
    Michel Gondry
    Ellen Kuras
    Jeff Buchanan
    Dan Leigh
    James Donahue
    Ron von Blomberg
    Marjorie Durand
    Suzy Mazzarese-Allison
    Michael Hausman
    Jesse Nye
  • David Fischer
    Tim Rossiter
    Stephen A. Pope
    Jeffrey Lee Gibson
    Bob Colletti
    Scott Burik
    Jean-Michel Bernard

Avis et critiques des internautes


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  •  le 01 Mars 2010 par

    Le suédage, qu'est-ce que c'est ?

    Tentative de définition : il s'agirait de refaire un film avec des moyens dérisoires faisant appel à l'inventivité des auteurs dudit 'remake'.Cette technique est au coeur de Be Kind Rewind de Michel Gondry, le maître incontesté de la créativité faite cinéma (piqûre de rappel : Eternal Sunshine of a spotless mind, son chef-d'oeuvre). Plus que de l'expérimentation (le suédage est pour ainsi dire réservé aux amateurs cinéphiles), c'est l'occasion pour Gondry de se livrer à la plus sincère et touchante déclaration d'amour au Septième Art.

    D'une histoire à la simplicité exemplaire (une équipe de potes suède des VHS démagnétisées afin de sauver leur vidéo-club du rachat par un grand groupe immobilier), le réalisateur de La Science des Rêves nous emmène à la redécouverte de son art, dans ce qu'il a justement de simple et d'onirique, parce qu'au-delà de la qualité technique des films suèdes, c'est avant tout la passion et l'amour pour les films originaux qui transpirent, et ce sera la seule explication plausible à l'absence d'étonnement des locataires des VHS pirates. La présence de Jack Black au générique n'est pas fortuite, encore moins un effet de mode, l'acteur étant certes une valeur montante de la comédie US, surtout un homme généreux, passionné, à l'énergie communicative.

    Be Kind Rewind, jusque dans son titre, propose un regard nostalgique sur le passé, sur une époque où les effets spéciaux n'étaient pas l'argument dominant à Hollywood, où la vidéo était encore le meilleur moyen de voir le cinéma à la maison... Mais Gondry n'est pas passéiste, il concentre sa nostalgie avec la modernité des médias actuels (internet) pour cibler une forme de cinéma idéale, essentiellement ludique et respectueux du spectateur. Entre Black et Mos Def, et Danny Glover, garant d'un temps semble-t-il révolu néanmoins entré en résistance, le lien entre deux conceptions est établi dans une alchimie parfaite.

    Dans son final, Gondry ajoute une touche d'émotion à laquelle personne ne restera insensible. Il achève son ode au Cinéma par une séance collective à ciel ouvert où tout le quartier menacé s'est réuni pour célébrer les derniers (?) vestiges d'une époque vouée, selon les technocrates pour qui l'argent est roi, à disparition. A l'instar d'Astérix, le cinéaste résiste encore et toujours à l'envahisseur.

    Suéder n'est pas une technique : c'est un acte militant, où l'amour et le plaisir de l'art sont érigés en principe. A bon entendeur...

  •  le 26 Janvier 2009 par

    Voir un film de Michel Gondry est toujours une expérience qui ne laisse pas indifférent. Son univers empreint d’une imagination débordante et son traitement si particulier de l’image le classent d’emblée hors du mainstream des productions si bien classées dans les vidéo clubs. Be kind rewind ne déroge pas à cette règle et c’est un univers décalé, presque parallèle, dans lequel nous fait rentrer notre réalisateur doux-rêveur. Ici pour peu qu’on s’en donne la peine on fera un voyage avec deux compères farfelus dans un quartier qui n’a pour seule richesse que la valeur du lien humain.

    On goute avec délice les péripéties de Jack Black et Mos Def qui rejouent des scènes cultes de films à succès pour sauver leur vidéo club menacé d’être remplacé par un complexe immobilier. Mais là n’est pas le seul intérêt du film. Contrairement à ce que la bande annonce aurait pu faire croire les deux héros passent peu de temps à rejouer ces scènes, et finalement beaucoup plus à échanger sur l’histoire de leur quartier de Harlem et d’un jazzman né dans l’immeuble ou se trouve leur fameux vidéo club. Ce quartier, presque résigné à son sort de désuétude qui va redevenir peu à peu au rythme des tribulations du duo comique, un lieu de partage ou chacun peut célébrer les valeurs culturelles et l’imagination face à la froideur du système de consommation.

    Pour servir ces objectifs Gondry a simplifié son propos, remis un peu de linéarité dans sa potion magique, pour gagner en efficacité sur la perception du message. Be kind rewind reste donc tout à fait dingue, dans la veine Gondry, mais en accrochant cette universalité du propos. Et sans révéler le contenu on sera satisfait de l’ouverture finale qui épargne au spectateur un happy end formaté. En quelque sorte notre libre arbitre peut décider de ce qui va se passer ensuite, et nous sommes invité a créer nous-mêmes le scénario qui animera nos pensées de sortie de salle obscure.

    La tolérance en application, l’imagination comme crédo, des rêves à réaliser pour changer le réel. On dirait presque que Gondry nous vend du Obama. Mais finalement c’est quand même l’homme qui a permis a Jim Carrey de prouver dans Eternal Sunshine qu’il savait faire autre chose que des grimaces.

    Les acteurs, puisque sans eux le film n’existe pas, sont à l’aise dans ce mélange de chamallow acide, tantôt burlesque, tantôt tendre, avec une dose de folie douce. On rit très souvent des situations cocasses dans lesquelles ils se mettent. Ce qui en cette période troublée n’est pas inutile. Danny Glover reste touchant et moins bourru que dans les rôles qu’on lui confectionne d’ordinaire.

    La technique, elle, ne prend jamais le dessus sur l’histoire comme on avait pu l’observer légèrement dans la Science des rêves. Et quand les tournages sont filmés avec des décors de papier et de carton la caméra s’adapte pour capter l’ambiance self made.

    Un film qui donne la pêche avec une bonne dose d’optimisme. Et qui donnera surement l’envie à certains de « sueder » leurs films préférés. Ce qui fera bien rire Gondry sous cape, lui qui pourfend le cinéma industriel et ses copies de DVD à grand tirage en faisant l’apologie des VHS et de la diversité.

  •  le 07 Mai 2008 par

    Voilà, ça devait arriver... A force de travailler chez un opérateur mobile, j'ai du condenser en moi trop de mauvaises ondes et bim, ça n'a pas loupé, ma dernière critique vient de s'effacer. Je n'ai plus devant moi qu'une page blanche et sa fameuse angoisse... Pourquoi moi? Pourquoi maintenant? Pourquoi justement sur le film de Gondry, Be Kind Rewind (N.B.: je boycotte délibérément le titre français d'une nullité consommée)? Allez, au lieu de me lamenter sur mon triste sort et au péril de ma santé, je ne vois qu'une seule solution: suéder ma critique... Au travail:

    Michel est un magicien, un vrai amoureux du cinéma - pas comme ce Benchetrit, escroc réalisateur, voleur d'idées et piètre copiteur. Non avec Michel le rêveur, ses deux bouts de ficelles, ses trois cartons et ses millions d'idées, c'est différent: il fait resurgir en nous nos premiers souvenirs, nos premières émotions de cinéma

    Bien aidé par Mos Def, une vraie découverte, l'outrancier showman Jack Black et le vétéran fatal Danny Glover, Michel nous entraine dans une histoire loufoque, tendre et humaniste qui n'est pas sans rappeler les grandes œuvres de Capra.

    Il n'y a dans Be Kind Rewind aucune violence aucune vulgarité, on est hors du temps, hors de l'époque, si loin du bling-bling et de l'outrancier. On est bien tout simplement en compagnie de ces employés modestes d'un vidéo-club vétuste, de cette petite boutique qu'on aimerait bien avoir au coin de la rue.

    Emotion, poésie, inventivité, un triptyque gagnant pour un film savant. Merci Michel de nous aider à nous évader 1h30 durant

    Un regret? Que le film passe comme un souffle, léger comme la brise... Le film est fini, le rêve est passé...

    Voilà, la critique originale était bien sure plus longue, peut être mieux mais c'est la règle du jeu, ainsi va la vie

    Dernier point, si vous êtes en manque comme moi, tout n'est peut-être pas perdu, unissons nos forces et crions ce slogan fédérateur: "Suéder plus pour rêver plus"... Allez tous en coeur "SUEDER PLUS POUR REVER PLUS".

  •  le 25 Mars 2008 par

    Comment un bout de papier alu + un morceau de scotch + un vieux carton + un pot de colle Cleopatre + une histoire improbable + un vieux vidéo-club tout pourri peuvent-il faire d'éborder d'autant de joie et d'humanité ? C'est le secret de Gondry. Comment faire qu'un scénario basé sur un pieux mensonge qui devient une histoire vraie portée par tous les habitants d'un quartier ne sombre jamais dans le ridicule ? C'est l'autre secret de Gondry. Comment faire pour avoir la patate pendant 3 jours et retrouver tous les plaisirs du cinéma en moins de 2 heures. En allant voir le dernier film de l'indispensable Gondry.

  •  le 24 Mars 2008 par

    Soyez sympas, oubliez le titre français, sélectionné par une bande d'internautes sans scrupules ni sens du bon goût. Et ne retenez que ces quatre-vingt quatorze minutes venues d'ailleurs, c'est-à-dire de chez Michel Gondry, réalisateur franco-bricolo alliant fraîcheur et modestie, comme s'il ignorait qu'il constituait le top de la hype. L'excellente nouvelle de Be kind rewind, c'est justement que son côté «de bric et de broc» ne prédomine jamais sur l'aspect humain, tare qui tendait à rendre Human nature et La science des rêves légèrement frustrants (même si totalement indispensables au final). Devant le concept, des personnages, des vrais, qui constituent dans tous les sens du terme le coeur de ce film généreux et altruiste qui évite miraculeusement le pathos. À la base, il y a donc cette idée géniale et proprement absurde de refaire à la va-vite et avec les moyens du bord quelques films appartenant à l'inconscient collectif, de Rush hour 2 au Roi lion. L'occasion pour Gondry de se lâcher dans un délire visuel n'appartenant qu'à lui ; il n'a jamais filmé de façon aussi simple, ce qui relève ici de le bonne nouvelle, puisque s'installe rapidement une vraie proximité avec les personnages. La sincérité de cette délcaration d'amour au cinéma et au bricolage est des plus emballantes, et tant pis s'il y a des séquences foireuses ou des petits moments de solitude : Gondry creuse une nouvelle fois son propre portrait, celui d'un homme qui se pousse au cul pour faire sortir sa richesse intérieure et montrer qu'il n'est pas que ce type un peu timide, moche et décalé que l'on entrevoit au premier abord. Be kind rewind, c'est aussi une peinture du temps qui passe, de ses bienfaits comme de ses méfaits. Les films viellissent, les bandes jaunissent ? Tant mieux. Ou tant pis. La vie passe, les pages se tournent ? C'est la vie. Le constat est simple, assez fataliste, mais empreint de magie : les souvenirs et les petits ratages nous construisent, peut-être plus que les grands évènements qui jalonnent nos vies. Conclusion de ce propos un peu désabusé mais jamais dépressif : une dernière scène proprement bouleversante, façon Capra, qui dit la beauté du monde et des rapports humains. Pour un film fauché se déroulant en majeure partie dans un vidéo-club délabré, c'est un petit exploit. Gondry l'a fait, et l'on meurt déjà d'envie de dévorer ses mille prochains films à condition qu'ils aient un millième de la force de celui-là.

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