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Persépolis

Note : 4.4/5.0 - 5 avis

Papiers peints et tableaux Star Wars

Titre VO : Persepolis

Un film de Solmaz Shahbazi

Genre : animation - Durée : 0

Date de sortie en salle : inconnue

Distributeur :

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Persépolis, le film

  • Persépolis

    Synopsis

    Adaptation de la célèbre bande dessinée, portrait de la société iranienne vue par une jeune fille et sa famille de Téhéran.

Avis et critiques des internautes


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  •  le 11 Mai 2015 par

    Un très bon film mêlant avec subtilité humour et gravité. On passe un agréable moment avec Marjane que l'on vois grandir et devenir adulte. Le noir et blanc donne une intensité aux propos et est un vrai choix esthétique.

  •  le 13 Juillet 2007 par

    Ce film qui retrace la vie de la réalisatrice Marjane Satrapi est une ode à la tolérance et à l'intelligence. Poétique et plein d'humour à la fois sur un sujet délicat actuellement à savoir l'opposition culturelle, politique et religieux entre l'Orient et l'Occident. Le délicat point géopolitique que constitue l'Iran depuis 1979 est expliqué de façon subtile et sans jugement. Vraiment fabuleux allez le voir, film d'animation il n'en perd pas sa magie pour de jeunes enfants malgré le sujet !

  •  le 13 Juillet 2007 par

    1978, Téhéran. Les idéaux démocratiques et l'espoir né avec le court intérim au pouvoir de Mossadagh 25 ans plus tôt renaissent. Malgré la répression, malgré l'indifférence du monde occidental, les iraniens vont renverser le Shah. A travers les yeux d'une petite fille, Marjane, ces manifestations prennent des allures homériques. Tout se téléscope : le communisme, qu'elle imagine être un grand souffle de liberté, les anciens prisonniers qu'elle idéalise, Allah qui a une bonne bouille joufflue et un goût déjà prononcé pour les relations humaines rentre-dedans. Mais c'est la révolution islamique qui se profile, avec ses ambiguïtés, ses errances, sa violence. 15 ans de la vie d'une jeune iranienne, c'est cela Persépolis. Une histoire racontée à hauteur de jeune femme, qui peut se permettre des raccourcis puisqu'un témoignage n'a pas valeur d'exhaustivité. Pour qui se passionne pour l'Iran, le récit peut parfois faire tiquer, mais ce n'est pas une fresque monumentale : nul besoin d'aller décrire les collusions du régime du Shah ou de nuancer la critique ici arbitraire du régime de Khomeini (l'ambiguïté de ce régime vis à vis des femmes mériterait à lui seul un film de 4 heures). C'est une tranche de vie pas comme les autres, brillamment illustrée par une animation élégante et profondément cinématographique : élipses, contre-plongées, travellings impressionnants, pas de doutes, c'est de l'animation adulte, tout à la fois très traditionnelle (dans le dessin) et profondément moderne (dans le ton). Pour qui se demande, à l'heure où l'Iran est unanimement montré du doigt pour sa position belliqueuse contre Israël, comment cette région du Globe en est arrivée là, le film offre une première approche. Libre à chacun d'approfondir ensuite, de découvrir les grandes dynasties (achéménides, séleucides, sassanides), la naissance de la monarchie des Shah puis les 30 années de régime islamique. Persépolis vous ouvre des portes, mais propose avant tout un regard tendre, amusé et responsable sur ce qu'une petite fille qui voulait devenir une femme a put raverser durant cette période, entre hard-rock et amours de jeunesse, entre liberté de parole et désir d'intégration. Sur toute la ligne, c'est une réussite.

  •  le 26 Juin 2007 par

    Tout d'abord, il faut savoir que je n'ai pas lu les 4 volumes de la BD de Marjane Satrapi qui sont à l'origine de ce merveilleux Persepolis. J'ai donc pris de plein fouet ce film d'animation en 2D d'une rare beauté qui s'avère être sur le fond exactement ce qu'il est sur la forme : un film à la fois simple et profond, souvent très drôle et toujours sincère. Persepolis, c'est l'histoire de Marjane, fillette iranienne vivant à Téhéran sous le régime du Shah, qui prend part à une révolution que ses yeux d'enfant sacralisent. Ensuite, ce sont les méandres de la contre-révolution, puis l'exil en Autriche, et enfin un retour temporaire dans ce pays tant aimé et si confus. Pour nourrir cette trame et nous faire partager ce destin si unique, Persepolis s'appuie sur des émotions absolument universelles : l'attachement à une grand-mère aimante (saluons au passage la magnifique prestation de Danielle Darrieux qui prête sa voix à ce personnage haut en couleur), l'amour et ses désillusions, le courage et l'abattement, et bien d'autres sentiments éprouvés - ne serait-ce qu'en rêve - par tout un chacun. Et puis il y a aussi l'humour et les clins d'oeil (que j'ai vécu comme presque personnels) qui ne cessent de contrebalancer la violence de l'Histoire. Pour conclure, je dirais que Persepolis est vraiment un des films les plus précieux que j'ai vus cette année (film interdit de projection en Iran et dont la présence à Cannes à été vivement dénoncé par les autorités iraniennes...).

  •  le 25 Juin 2007 par

    Il était évident que Persepolis serait un bon film, c'est-à-dire un truc rigolo et un peu émouvant, le juste milieu entre les goûts de l'élite et ceux du peuple. Eh bien c'est exactement ça. La promesse de passer une heure et demie en très bonne compagnie, de sortir de la salle en lançant un consensuel «c'est bien, hein», et d'oublier assez vite ce que l'on vient de voir. Parce qu'il n'y a rien de plus ennuyeux que les réussites programmées, mais parce que la réussite, quand même, c'est appréciable, Persepolis est un film qui déçoit, mais en bien. On prend du début à la fin un plaisir manifeste à suivre les aventures intercommunautaires de la jeune Marjane S., qui découvre l'horrible réalité de son pays avant d'aller y réfléchir sous des cieux plus cléments. Persepolis n'est pas une comédie politique : si on y dénonce gentiment les méfaits du régime iranien, ces moments-là ne font pas rire. Entre deux phases sérieuses, Satrapi et son coréalisateur Vincent Parronaud insèrent de petits gags souvent gratuits mais assez drôles, qui dédramatisent mais ne cherchent jamais vraiment à s'insérer dans le propos. Mais un chien débile et en chaleur, les mimiques d'une petite fille ou une mamie délicieusement vulgaire n'auront jamais vraiment la force d'un vrai pamphlet. Mais ces critiques ne valent rien face à l'enthousiasme provoqué malgré tout par le film : sa beauté (nuances de gris, nuances du propos) est telle qu'on en oublie bien vite ces quelques reproches. Sur un rythme imparable, conservant une construction bédéistique tout en s'étant parfaitement adapté au cinéma, Persepolis déroule son tempo parfait et provoque mille émotions à la seconde. Voilà un film de pur plaisir, à savourer sur le moment car il s'évapore rapidement. L'avantage, c'est que ça peut donner envie d'y retourner...

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