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Perfect Sense

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Titre VO : Perfect Sense

Un film de David MacKenzie avec Ewan McGregor , Ewen Bremner , Stephen Dillane , Dennis Lawson , James Watson

Genre : drame - Durée : 1h32 - Année de production : 2011

Date de sortie cinéma : 28 Mars 2012

Distributeur :

David MacKenzie
Ewan McGregor
Ewan McGregor
Ewen Bremner
Stephen Dillane
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Perfect Sense, le film

  • Perfect Sense

    Synopsis

    Alors que le monde est en train de s'effondrer et que les gens perdent leurs perceptions sensorielles, deux personnes tombent amoureuses l'une de l'autre.

  • Perfect Sense, un film à part


    Perfect SenseIl est difficile de parler de Perfect Sense sans en dénaturer la surprise, ni en dévoiler le déroulement, tant le film de David Mackenzie (Young Adam, My name is Hallam Foe, Toy Boy…)semble tout à la fois imprévisible et immuable tout au long de son développement. Le mieux, pour se donner une idée du produit fini, est d’imaginer le récent Contagion de Steven Soderbergh, avec un supplément d’âme.

    Un Contagion abouti, émouvant, et concis. Pourquoi ce parallèle ? D’abord parce que, tel un Soderbergh anglais, Mackenzie a mené de front deux projets diamétralement opposés ou presque, qui sortiront à quelques semaines d’écart : un Rock’n Love aux sinistres échos, et ce Perfect Sense donc. Ensuite parce que, tout comme Contagion, le film prend le parti pris de décrire la propagation d’une pandémie de manière anti-spectaculaire, préférant les réactions de tout un chacun aux scènes d’hystérie collective et autres courses contre la montre. Le parallèle s’arrêtera là, Perfect Sense étant aussi éthéré, planant et émotionnellement fort que Contagion était froid, distant et réflectif.

    L’histoire commence par des destins croisés. Celui de Michael (Ewan McGregor), chef dans un petit restaurant de Glasgow, partagé entre son travail, ses conquêtes éphémères et son pote James (Ewen Bremner, le Spud de Trainspotting). Dans l’arrière-cour du restaurant, il rencontre une voisine, Susan (Eva Green, belle à s’arracher les yeux à la petite cuillère), épidémiologiste mélancolique soignant sa rupture amoureuse par la compagnie de sa sœur (Connie Nielsen qui a pris un sacré coup de vieux). Un début qui aurait tout l’air d’une rencontre classique de comédie romantique, si le tout ne prenait pas place dans un monde peu à peu contaminé par un virus s’attaquant aux cinq sens… Les dix premières minutes de Perfect Sense font un peu peur. Tout semble en place pour un parfait mélo un peu niais, et les séquences d’instantanés bariolés de l’humain aux quatre coins du monde, sur fond de musique aérienne et de voix off vaporeuse, fait malheureusement penser à du matériel promotionnel de multimédia. La faute à la publicité qui a usé le concept jusqu’à la corde plus qu’au film d’ailleurs. On retrouvera cette impression une nouvelle fois en cours de film, lors d’une séquence qui ne pourra que rappeler malgré elle une pub pour un appareil photo (qu’on ne citera pas mais le cœur y est). Ce sera l’unique travers qu’on pourra reprocher à Perfect Sense.

    Eva Green dans Perfect SenseBien vite il apparaît que la sensibilité exacerbé du métrage, défini par certains critiques anglais comme « extatiquement romantique » a un sens beaucoup plus profond, et que l’histoire d’amour passionné des deux protagonistes, d’un « fleur bleue » assumé, sera le catalyseur, le symbole d’un phénomène bien plus universel. Comme si Mackenzie faisait un triple parallèle entre l’évolution contrainte de l’espèce humaine face à ce virus étrange, l’histoire personnelle de Michael et Susan, et les histoires d’amour en général.


    Et parler d’amour et autres sentiments humains par le biais d’un film catastrophe à base de contamination est une idée diablement intelligente. Car là où le film frappe fort, c’est vraiment dans cette relation intime entre cette amour qui grandit entre deux êtres, et ce qui se joue à l’échelle planétaire, l’un répondant à l’autre et se complétant plutôt que de servir de prétexte ou de faire valoir. Et pour cause, la grande force du film, au-delà de l’émotion magistralement provoquée, c’est le modus operandi à la fois poignant et terrifiant du virus. Petit à petit, l’un après l’autre, il provoque la perte des sens. Sans que l’on en comprenne le mode de contagion, les gens se mettent à perdre le sens de l’odorat, du goût, et chaque nouvelle avancée du virus est précédée d’un symptôme touchant au plus près des émotions humaines (le chagrin, la colère, la joie…). Des symptômes que je ne vous dévoilerais pas pour ne pas vous gâcher la surprise, tant ils ramènent le fléau mondial à l’échelle intime de chaque personnage, et donc de chaque spectateur.

    Sans oublier le caractère implacable d’une telle situation, Mackenzie prend le genre à revers, table sur l’émotion plutôt que sur le suspens et les explications médicales, préfère l’accoutumance à la rupture et au désordre, et donne à son film des allures de fable moderne. Il est grandement aidé, il faut dire, par une musique vibrante, aux confluents de Clint Mansell et Olafur Arnalds (le très beau score de Another Happy Day récemment), et une voix off féminine toujours à propos qui semble porter sur le monde le regard d’une déesse bienveillante. Deux astuces de montage qui confèrent au métrage une aura éminemment poétique et contemplative. À contre courant des « films catastrophe » habituels, David Mackenzie décrit une sorte de fin du monde doucereuse et inéluctable à laquelle les humains cherchent désespérément à s’adapter pour éviter le chaos. Ce qui, en quelque sorte, en fait une métaphore de la vie de couple un peu tristounette, mais plutôt pertinente (qui sait, peut-être que Kim Fupz Aakeson le scénariste sortait d’une rupture amoureuse).

    Ewan McGregor dans Perfect SenseAprès tout cela, il serait presque inutile de parler des acteurs, parfaitement au diapason, qui savent rendre palpables et réalistes les différentes émotions qui les traversent, troublants autant dans leur intimité sentimentale que dans la relative crudité des scènes de sexe, dévoilant les failles du personnage sans pathos  ni excès. Et puis Mackenzie, qu’on a connu nettement moins inspiré (on était resté sur un Toy Boy frelaté) se paye le luxe de donner un cachet lyrique à la plus simple de ces scènes, et ce avec économie et subtilité. À ce compte là on pourra même arguer sans rougir que Perfect Sense contient le plus beau plan de l’année 2012 (et que nous soyons en Février n’y changera rien).

    Bref, Perfect Sense est un film à part, presque un ovni de par son sujet et sa construction, qui finit par vous mettre ko, aussi bien soufflé par la description de cette lente et sereine désagrégation de l’humanité, que bouleversé par le caractère poignant des situations décrites.


    Le 28 Mars, la fin du monde n’aura jamais été si douce.

    Corvis

Le Casting du film

  • LISTE ARTISTIQUE
    Ewan McGregorMichael
    Ewen BremnerJames
    Stephen DillaneSamuel
    Dennis LawsonDétective
    James WatsonLe chauffeur de bus
    Richard Mack (IV)L'apprenti cuisinier
    Duncan Airlie JamesUn gymnaste
    Adam Smith (XVI)Un technicien virologue
    Malcolm ShieldsUn patient
    Alastair Mackenzie
  • LISTE TECHNIQUE
    David MacKenzie
    Eva GreenSusan
    Connie NielsenJenny
    Anamaria MarincaArtiste de rue
    Liz StrangeUne jolie fille
    Caroline PatersonLa femme d'un patient
    Shabana Akhtar BakhshL'infirmière
    Sisse Graum Jorgensen
    Julia Valentine
    Brian Coffey
    Tristan Lynch
    David MacKenzie
    Kim Fupz Aakeson
    Trisha Biggar
  • Giles Nuttgens
    Jake Roberts
    Tom Sayer
    Shaheen Baig
    Andy Thomson
    Laurence Granec
    Karine Ménard
    Max Richter

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