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Martyrs

Note : 4/5.0 - 3 avis

Papiers peints et tableaux Star Wars

Titre VO : Martyrs

Un film de Pascal Laugier avec Robert Toupin , Xavier Dolan , Mike Chute , Hervé Desbois , Louis Thévenon

Genre : épouvante - Durée : 1h40 - Année de production : 2008

Date de sortie cinéma : 03 Septembre 2008

Distributeur :

Visitez le site officiel du film

Pascal Laugier
Robert Toupin
Xavier Dolan
Mike Chute
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Martyrs, le film

  • Martyrs

    Synopsis

    France, début des années 70.

    Lucie, une petite fille de dix ans, disparue quelques mois plus tôt, est retrouvée errant sur la route. Son corps maltraité ne porte aucune trace d’agression sexuelle. Les raisons de son enlèvement restent mystérieuses. Traumatisée, mutique, elle est placée dans un hôpital où elle se lie d’amitié avec Anna, une fille de son âge.

    15 ans plus tard.

    On sonne à la porte d’une famille ordinaire. Le père ouvre et se retrouve face à Lucie, armée d’un fusil de chasse. Persuadée d’avoir retrouvé ses bourreaux, elle tire.

  • Martyrs, quel calvaire !

    Martyrs, le film
    Et si finalement la polémique autour du 2eme film de Pascal Laugier était totalement vaine et avait surtout servi les intérêts commerciaux des producteurs? Car si Martyrs peut donner une vraie leçon au cinéma de genre français, c’est comment se payer une campagne de com’ diablement efficace et totalement gratuite ! En comparaison, le récent Frontière(s) n’avait pas eu les honneurs d’une pseudo-censure et avait du mettre la main au portefeuille pour s’assurer une visibilité au-delà des fans indéfectibles du gore trash – sans succès d’ailleurs.

    Il faut aussi prévenir d’entrée que Martyrs n’est pas vraiment un film d’horreur en tant que tel, il est plutôt un thriller très trash dans lequel Pascal Laugier en cinéaste appliqué de séries Z nous propose un catalogue de l’horreur qui tache et qui saigne. Le film énumère ainsi consciencieusement le survival à la façon « Funny Games », le fantastique avec créature imaginaire démoniaque et la torture sauce « Hostel ». Sans parler de la scène finale hautement ridicule et au twist éculé presque tout droit sorti d’un mauvais Shyamalan.

    D’ailleurs, non, Martyrs n’est pas le GRAND film de genre français annoncé par beaucoup (trop) de critiques. Il n’est pas non plus, n’en déplaise à ses détracteurs, particulièrement facho. Il ne laissera sans doute pas indifférent. Il est incontestablement radical et jusqu’au boutiste.

    Martyrs, le film
    Mais il est surtout maladroit, agaçant et ennuyant. Maladroit parce que le scénario est très mal articulé entre les explosions de violence assez répétitives. Agaçant comme la scène de petit déjeuner familial particulièrement horripilante (dialogues confondants de nullité, acteurs plus mauvais que ceux de « Plus belle la vie »), pénible au point que l’extermination de ladite famille arrive presque comme un soulagement pour le spectateur. Ennuyant comme la 2eme partie du film qui se contente pendant une demi-heure de répéter sans fin les trois mêmes séquences quasi muettes. Ca se veut sûrement très intelligent et futé, c’est filmé comme tel avec moults fondus au noir. C’est surtout pénible à supporter et là encore, pauvre héroïne, on voudrait surtout que la torture finisse pour nous, spectateurs, pas pour elle ! Martyrs laisse donc une impression très mitigée, beaucoup moins marquant et choquant que ce qu’il voudrait sans doute être, un choc en toc.

    Alors, certes, oui, Laugier sait filmer et dirige avec brio ses actrices qui le lui rendent bien (à condition de penser que savoir hurler est un gage de qualité). Mais Laugier a aussi des tics de poseur, des envies de donneur de leçon. Martyrs est un film froid, glacial même, chirurgical, volontairement sans humour. Il en devient quasiment inhumain et fait de la violence un cas d’étude. Il n’y a ici ni dénonciation ni jugement, encore moins une quelconque distanciation. C’est peut être justement ça qui avait motivé l’interdiction aux moins de 18 ans.

    Les aficionados du genre trouveront sans doute leur compte devant tant de sévices, érigeant Martyrs en œuvre faussement culte, les autres resteront sans doute perplexe et hermétique face à un tel déchainement de violence gratuite. Et si les vrais martyrs dans l’histoire, c’étaient eux, spectateurs innocents de ce spectacle plus pénible que jouissif ?


    Emmanuel Pujol

Le Casting du film

  • LISTE ARTISTIQUE
    Robert ToupinLe Père
    Xavier DolanAntoine
    Mike ChuteL'homme / Le bourreau
    Hervé DesboisOrderly
    Louis ThévenonL'homme de main
  • LISTE TECHNIQUE
    Pascal Laugier
    Mylène JampanoïLucie
    Morjana AlaouiAnna
    Catherine BéginMademoiselle
    Patricia TulasneLa Mère
    Juliette GosselinMarie
    Isabelle ChasséThe creature
    Jessie PhamLucie Jeune
    Erika ScottAnna Jeune
    Louise Boisvert
    Emilie Miskdjian
    Gaëlle CohenLa femme de main
    Anie PascaleLa femme
    Frédéric Doniguian
  • Frédéric Doniguian
    Pascal Laugier
    Bruno Philip
    Helene Rousse
    Sébastien Prangère
    Carl Roméo Desjardins
    Nadine Brassard
    Denis Bedlow
    Pierre-Simon Lebrun-Chaput
    Doris Yoba
    Benoît Lestang
    Laurent Renard
    Leslie Ricci
    Seppuku Paradigm
    Alex Cortés

Avis et critiques des internautes


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  •  le 01 Octobre 2013 par

    J'ai récemment vu Evil Dead (le remake), et j'ai été super déçue. Je voulais avoir peur, au final j'ai cru voir une mauvaise comédie... Tout ça pour dire que ça m'a amenée à penser aux films d'horreur et/ou épouvante qui m'ont marquée. Et le premier auquel je pense, c'est Martyrs, un film français, que j'ai vu il y a environ 3 ans peut-être. J'en ai toujours un souvenir intact, tant il est bouleversant.

    J'ai tout simplement adoré ce film ! Là, on peut vraiment parler d'épouvante et d'horreur. J'en suis arrivée à grimacer à de nombreuses reprises tout au long du film... Un film vraiment bien pensé et qui amène à la réflexion, jusqu'à la fin... Une fin (je ne dévoile rien bien sûr) sur laquelle j'ai pas mal réfléchi. J'aime ce genre de film, qui nous laisse la possibilité de la réflexion, mais sans nous laisser un goût d'inachevé...

    La tension est vraiment palpable tout au long du film, on peut même dire que l'ambiance est malsaine, et on n'en ressort par indemne. Du moins, c'est mon ressenti. Le casting est impeccable, rien à redire, deux actrices fabuleuses ! Bref, quoiqu'en disent les critiques (chacun ses goûts après tout, je le respecte, cela va du dégoût au culte concernant ce film), j'ai vraiment aimé, et si vous ne l'avez pas encore vu, je ne peux que vous le recommander.

    Mais... âmes sensibles, s'abstenir, très clairement !

  •  le 19 Janvier 2010 par

    Que de polémiques pour un film qui n'en mérite pas tant ! L'interdiction aux moins de 18 ans initiale, retirée après une lever de boucliers salutaire pour notre cinéma chloroformé, était injuste et marquait clairement le refus de nos autorités d'avaliser la percée du genre horrifique dans l'Hexagone. Certes, Pascal Laugier aura certainement utilisé cette publicité, dans un premier temps involontaire, pour convier le public dans les salles, mais pour contrer les Américains sur leur propre terrain (Saw et Hostel), il fallait au moins cela. Le résultat n'en reste pas moins en demi-teinte, la principale raison qui nous pousse à l'indulgence reste la nationalité du métrage.

    Martyrs est perclus de défauts rédhibitoires : schématiquement structuré en 3 parties inégales, creux et tournant en rond dans son déroulement, hystérique, joué comme dans une série AB productions, mise en scène trop sérieuse confinant les intentions du réalisateur à de la prétention pure et simple, et certaines séquences au ridicule. Dans le détail :

    Le film démarre plutôt fort, entre un prologue présentant les enjeux avec une belle économie de mots et d'images (qui ? pourquoi ? comment ?, avec entrées multiples) et l'introduction d'une violence sourde au sein d'une famille au-delà de tous soupçons (scène de famille volontairement inintéressante pour mieux surprendre par la suite). Une fois le carnage terminé, Laugier plonge ses deux actrices dans une non-intrigue peuplée d'incohérences (pourquoi restent-elles ??), et de ressorts usés (le 'monstre' fait illusion 5 minutes). On ne voit plus que Mylène et Morjana ( Jampanoï et Alaoui), en proie à une rage indescriptible, hurlant leurs répliques - attention, ce n'est pas du Prévert - sans aucune nuance. On ne peut cependant pas leur reprocher leur implication viscérale, au point d'embarquer à elles seules le spectateur dans leur descente aux Enfers.

    La caméra ne prend aucun recul et voudrait prolonger l'empathie pour les héroïnes. Las, la mise en scène s'égare en esbrouffe inutile à certains moments, à d'autres s'effaçant complètement, révélant à la fois le vide de la narration et des ambitions inadéquates. Pour faire dans la mauvaise métaphore, Martyrs est un clochard qui se couvre d'un manteau de vison. Mais cela n'est valable que jusqu'au dernier tiers du film, où ce dernier prend une tout autre dimension.

    Aussi mauvais soit-il pendant près d'une heure, Martyrs parvient à accrocher le spectateur , à l'obliger à ne pas quitter malgré le peu de substance proposée dans la deuxième partie. Comme un remerciement, Laugier propose un dernier acte prodigieux, éprouvant, et visuellement à l'opposé de ses supposés frères américains : il n'oeuvre pas dans le torture-porn cradingue et faussement malsain ; non, s'il s'agit bien de torture, celle-ci est métronomique, rendue par un montage aux fondus au noir qui renforce la répétition morbide des 'séances', au point même de les ritualiser, de les sacraliser. Impossible cependant d'y voir une quelconque justification de la souffrance de la part du réalisateur, l'empathie pour le personnage de Morjana étant ici totale, le spectateur recevant avec elle chaque coup de poing. Si la dernière image la représentant peut prêter à confusion, elle n'a pour but que de ne pas rendre vaines les les sévices endurées et une mort imminente, Laugier participant ainsi en quelque sorte dans la sublimation de son héroïne, à un tout autre niveau que ses mystiques tortionnaires.

    En fin de compte, Martyrs n'existe que pour et par cette révélation finale qui a l'intelligence d'ouvrir le champ de réflexion. Dommage que l'écriture du reste du métrage ne soit pas à la hauteur, dommage que la maladresse de la mise en scène ne fourvoie parfois l'essentiel. Mais voilà, Martyrs a les défauts de ses qualités (sans cette mise en scène, pas d'implication totale), et aussi mauvais peut-il être techniquement parlant, il reste un film coup de poing qui frappe au coeur, vous chope les tripes pour ne vous les lâcher qu'à la fin.

    Et rien que parce qu'il est français, il faut le défendre.

  •  le 22 Septembre 2008 par

    Devenu le fer de lance du cinéma de genre français, Martyrs, bien avant sa sortie avait fédéré les défenseurs du cinéma d’horreur en France pour lutter contre la censure, et plus largement pour un cinéma un peu moins formaté. Bien avant sa sortie donc, le film de Pascal Laugier bénéficiait d’une réputation sulfureuse et les rumeurs allèrent bon train, le transfigurant rapidement comme le meilleur espoir pour le ciné de genre français depuis quelques années. Pas vraiment aidé par cette lourde réputation et la publicité pas toujours bénéfique que la censure fit faire au film, Martyrs se fraya tout de même un chemin dans les salles, dans une distribution encore très modeste, le combat n’est donc pas fini, car Martyrs n’en n’est pas la finalité. Clairement divisé en trois actes distincts, abordant chacun à leur manière des thèmes et des enjeux différents, Martyrs s’inscrit rapidement comme une œuvre expérimental et viscéral. Dès les premières minutes, Laugier fait clairement savoir qu’il vise les tripes et rien d’autre, via des techniques de mise en scène ultra usité et des présentations réalistes qui n’ont pour seul objectif que d’attraper le spectateur par la gorge pour ne plus le lâcher. Et c’est là tout le problème du film, si vous acceptez ce contrat et vous vous laissez prendre, vous passerez un très mauvais moment mais vous comprendrez l’essence même du film. Si pour des raisons X où Y vous le refusez, vous passez à côté de quelque chose et en sortez amère. C’est dans cette perspective que Martyrs divise les foules et les écoles du cinéma, c’est un film purement viscéral qui demande un investissement complet du spectateur. Mais il faut dire qu’il n’est pas toujours aidé dans ce sens, outre le contenu qui ne ménage à aucun moment le public, quelques erreurs et maladresses viennent enrayer la machine. Le scénario, divisé en trois actes comme dit plus haut, est mal équilibré, ce qui laisse entrevoir quelques essoufflements et des lenteurs mal venus, qui montrent au grand jour la faiblesse du film, l’utilisation jusqu’à la moelle d’un seul et unique concept, nihiliste de surcroit, et Laugier semble quelque fois obligé de combler les blancs comme il peut. Martyrs ne dérogent également pas à la malédiction du film français, c'est-à-dire des références balancés ici et là sans subtilité aucune, le film étant explicitement dédié au cinéma d’Argento, et c’est particulièrement vrai dans le premier segment. Autre défaut majeur, le soin donné à l’esthétisme, si Saint Ange, péchait par un excès de forme, Martyrs subit le traitement inverse, à part quelques travaux au niveau des lumières, le côté minimaliste de l’intrigue et donc du film est très mal rendu, par un décor laissé en friche et jamais transcendé. Dernière mauvaise note, le jeu des acteurs, même si on sent clairement que les actrices ont tout donné dans ce film, on sent malheureusement une trop forte volonté d’excès qui se traduit par du sur-jeu, qui se ressent d’ailleurs dans d’autre niveau du film. Mais si Martyrs possède quelques défauts proprement cinématographique, c’est que son réalisateur a tout misé dans l’émotionnel, et de ce côté-là, tous nos espoirs sont comblés. Longue descente aux enfers, douloureuse pour tout le monde, Martyrs ne peut laisser personne indifférent, car Laugier sait frapper où ça fait mal, via une violence graphique jamais feinte, jamais gratuite. Servis avec des émotions pures et toute la fragilité humaine comme toile de fond. Œuvre profondément humaniste, dépeignant à sa manière l’être humain dans ce qu’il a de plus noir mais traversé par quelques touches d’espoir qui font l’effet d’une bouffé d’air pendant une noyade. Et si Laugier commet quelques erreurs, elles n’entachent en rien l’impact du film, notamment grâce à une bande son hallucinante et électrisante, qui épouse totalement l’image et surtout son sujet. Un film choc au final, qui s’adresse au sentiment et non à l’analyse, du cinéma extrême qui demande un investissement du spectateur mais qui a le mérite de ne pas laisser froid, l’essence même du cinéma de genre quelque part. Pas un chef d’œuvre malheureusement, car Laugier commet quelques erreurs et on regrette parfois qu’il ne soit pas allé plus en profondeur de son sujet. Et pour répondre à la polémique qui avait entouré le film avant sa sortie, Martyrs aurait mérité une interdiction au moins de 18 ans, si cela ne rimait pas avec mort commercial. Car outre la violence graphique et psychologique qui peut faire mal, le dernier acte peut porter à des conclusions pas vraiment saines voir carrément douteuses.

Les discussions sur le forum a propos de Martyrs

    Les dernières discussion au sujet du film sur le forum - Participer à la discussion
  • le 25 Janvier 2010 18:47 par Corvis

    Non t'inquiètes, un vrai geek il aurait été sûr de ce qu'allait être un film et il serait même pas allé le voir. Tout ça sans avoir de bande-annonce Ahlala, heureusement la vieille garde est là. Pareil pour Inglorious, ce qui va dans mon sens quand je dis qu'il faut se méfier du marketing d'un film, la bande-annonce est parfois trompeuse.

  • le 25 Janvier 2010 18:01 par Dante

    Ben je vais commencer en abdiquant, je dois avoir une tendance trop "geek" à cataloguer les spectateurs et les films. Et j'avoue que l'état d'esprit est une toute autre chose. Dernière exemple en date : Inglorious basterds qui avait tout pour me plaire, même les bandes annonces était tripante, mais au final quelle déception ! Bref, et Martyrs alors

  • le 25 Janvier 2010 14:55 par eman02

    [quote=Dante] A moins qu'Eman soit le spectateur ultime, qui abandonne sa personne pour se consacrer entièrement au film. Et dans ce cas là bravo. Ou peut être est il un cyborg venu du futur. Je ne suis ni un cyborg ni un spectateur ultime juste un priviligié qui va à de nombreuses projections de presse. Et si parfois je sais quel film je vais voir parce que j'en ai entendu parler, parfois je ne sais absolument pas et c'est un vrai bonheur que de n'avoir aucun jugement avant de rentrer dans une salle de cinéma (ni de biais type bande annonce ou synopsis bidon qui racontent ou montrent beaucoup trop d'un film). Donc OUI - et malgré le fait que tu aies du mal à croire qu'ils existent des gens qui peuvent être différents de toi - j'essaie au maximum de ne pas avoir d'a priori... Mais comme le souligne Corvis, évidemment en allant voir un film de SF je ne m'attends pas à la même chose que devant une comédie. Je prends aussi les films pour ce qu'ils sont! Dernier exemple, en date, Soul Kitchen, le dernier film de Fatih Akin m'a pleinement réjoui alors même que le scénario (et ses ficelles) auraient pu m'agacer mais non! [quote=Dante]Puis tout le monde est de bonne volonté dans le coin, alors pas besoin d'être désagréable. A qui le dis tu! Comme le soulignait coléo fort justement, je veux bien me remettre en cause mais à une seule condition, que je ne sois pas le seul

  • le 25 Janvier 2010 14:14 par Corvis

    Y'a une différence entre la façon dont on regarde un film et la façon dont on l'aborde AVANT de le voir. Et les a priori et les préjugés, c'est pas bien. Certains films sont clair dans l'optique qui sera la leur, que ce soit dans leur bande-annonce ou même leur titr (l'Invasion des clowns tueurs ça se passe de commentaires), donc là oui effectivement tu sais ce que tu vas voir et tu comptes l'apprécier comme tel, mais ce n'est pas rapport à tes préférences, c'est rapport à ce qu'on t'annonce du film, ce que le film semble être. Si tu ne regardes pas un Woody Allen comme un Carpenter, c'est pas à cause de tes préférences mais à cause de ce qu'est le film. Enfin ça peut, si tu aimes bien le comique intellectuel mais que tu ADORES l'horreur viscéral, mais ça ne veux pas dire que tu ne puisses voir l'un comme l'autre dans le même état d'esprit. Tu apprécies l'un pour la comédie qu'il est et l'autre pour le choc qu'il provoque, mais tu aimes autant les deux styles de film. Le problème vient surtout que maintenant les bandes-annonces c'est nimp', les producteurs ont pris le contrôle et ont pas capté qu'il fallait pas juste donner envie, mais aussi donner un aperçu de ce qu'est le film. C'est pour ça que depuis l'histoire Terabithia (BA de merde Narnia du pauvre style, je vais voir pour me marrer un bon coup et je me retrouves devant My Girl puissance 10, le choc émotionnel de l'année) même quand j'apprécie les BA, j'essaie d'aller voir les films l'esprit vierge en m'attendant à tout et n'importe quoi, juste pour le plaisir de voir un film (en sachant qu'en général je sais quand même à quoi m'attendre au niveau de la qualité, les BA aussi mensongères que Terabithia étant assez rares)

  • le 25 Janvier 2010 13:36 par Dante

    Je suis d'accord avec toi, je dis juste qu'on est forcement influencé par ses préférences. On a toujours un certain état d'esprit qui va forcement influencer le film, en bien ou en mal d'ailleurs. Un exemple parmi d'autre, avant de voir Dead man's shoes je m'attendais à un vigilante movie des plus violents, genre que j'adore. Au final, c'est un film plus proche du réalisme à la Ken Loach. Et pourtant j'ai adoré le film, le considérant comme un des meilleurs que j'ai jamais vu. Pour le coup, j'étais parti dans un esprit de genre et me suis retrouvé devant une sorte de grand écart entre les deux frères ennemies du cinéma. Je sais pas, y a peut être que moi qui suis à ce point lié à mes goûts, mais je n'arrive pas à comprendre comment on peut aborder L'invasion des clowns tueurs venus de l'espace de la même façon que si on regarde Whatever Works. (je précise que j'ai aimé les deux films, mais le premier partait gagnant avant même que je le voie).


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