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Le testament d'Orphée

Note : 4/5.0 - 1 avis

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Titre VO : Le Testament d'Orphée

Un film de Jean Cocteau , Jacques Pinoteau avec Jean Cocteau , Jean Marais , Jean-Pierre Léaud , François Périer , Edouard Dermithe

Genre : drame - Durée : 1h17 - Année de production : 1960

Date de sortie en salle : inconnue

Distributeur :

Jean Cocteau
Jacques Pinoteau
Jean Marais
Jean-Pierre Léaud
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Le testament d'Orphée, le film

  • Le testament d'Orphée

    Synopsis

Le Casting du film

  • LISTE ARTISTIQUE
    Jean CocteauLe poète Jean Cocteau
    Jean MaraisOedipe
    Jean-Pierre LéaudL'écolier
    François PérierHeurtebise
    Edouard DermitheCégeste
    Yul BrynnerL'huissier
    Charles AznavourUne apparition
    Henri CrémieuxLe professeur
    Luis Miguel DominguinUne apparition
    Daniel GélinL'interne
    Serge LifarUne apparition
    Pablo PicassoUne apparition
    Roger VadimUne apparition
  • LISTE TECHNIQUE
    Jean Cocteau
    Jacques Pinoteau
    Maria CasarèsLa princesse
    Françoise ArnoulElle même
    Brigitte BardotElle même
    Lucia BoseUne apparition
    Nicole CourcelLa jeune mère
    Alice HeyligerEurydice
    Françoise SaganUne apparition
    Alice SapritchUne gitane
    Jean Cocteau
    Pierre Guffroy
    Roland Pontoizeau
    Marie-Josèphe Yoyotte
  • Cristoph Von Gluck
    Georg Frierich Haendel
    Richard Wagner
    Georges Auric
    Martial Solal

Avis et critiques des internautes


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  •  le 13 Décembre 2007 par

    Générique de début. Jean-Pierre Léaud, en pleine prolongation des 400 coups, est surpris par l'apparition d'un Jean Cocteau en tenue d'académicien. Celui-ci se balade à travers le temps pour réintégrer son propre corps, sa propre chair : c'est donc l'image de Cocteau qui cherche à se réincarner, ici poursuivie (ou précédée ?) par les interprètes de son film «Orphée» qui le jugent et le jugent durement : on n'est jamais trop sévère avec un poète.

    Dire que «Le testament d'Orphée» est parfaitement intelligible serait mentir. Parler de récit, d'histoire semble tout aussi déplacé. Jean Cocteau, dans une démonstration d'égotisme à faire passer Alain Delon pour un chanoine boudhiste, livre ici tout ce qu'il a dans la plume et dans les tripes. En clair, il se pose en légende, en dramaturge de l'extrême, et sans fausse modestie claironne qu'il croit en son immortalité et au bien-fondé de son art mais craint de se tromper sur tous les points. Et comme le doute rogne les ailes des muses, il le met ici en scène et lui avec : Cocteau montre Cocteau, avec la complicité de ses amis.

    Tout ça pourra sembler lourd, dogmatique à bien des gens : on peut sans craindre d'être traité de bourrin ascendant bulldozer rester hermétique à cette balade visuelle dans le cerveau de Jean Cocteau. Mais on peut aussi regarder ça émerveillé, et se répéter que décidément cet homme-là a marqué le cinéma de son empreinte plus sûrement que bien des réalisateurs installés. Car Jean Cocteau n'était pas un cinéaste, pas plus qu'un sculpteur ou qu'un écrivain, autant de garde-robes qu'il a portées au fil de sa vie : c'était (sans boursouflures aucunes) un poète. Définitivement, désespérément poète. Et quoi de plus obsolète aujourd'hui qu'un poète, en ces temps où l'art se pèse au kilo et l'inspiration se chiffre au tiroir caisse ?

    Une magie étrange, donc. Singulière, évidemment : homme à tête de cheval, fleurs qui se reconstituent à la main (son éternel trucage du «temps retourné»), aveugles aux orbites démesurés, tribunal théâtral, feu d'où naissent les photos et grottes où meurent les artistes... Il y a du sentencieux là-dessous, trop sans doute, et cette petite démangeaison qui vous prend là où la leçon de morale vient injustement vous titiller. Et pourtant, c'est beau, c'est drôle, c'est alerte, ça a une de ces gueules ! Un épitaphe important, un testament de grande valeur qui n'a rencontré hélas que peu d'héritiers. Une ultime bonne raison de se tourner vers ce talent décidé qui, au-delà de l'égo, brûle la pellicule aussi sûrement que son égérie (Jean Marais) brûlait les planches. Curieux, ne vous abstenez pas.

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