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La folie des grandeurs

Note : 5/5.0 - 1 avis

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Titre VO : La folie des grandeurs

Un film de Gérard Oury avec Louis De Funès , Yves Montand , Alberto De Mendoza , Gabriele Tinti , Paul Préboist

Genre : comédie - Durée : 1h53 - Année de production : 1971

Date de sortie cinéma : 08 Décembre 1971

Distributeur :

Ce film est à l'affiche de 1 cinémas

Gérard Oury
Louis De Funès
Yves Montand
Alberto De Mendoza
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La folie des grandeurs, le film

  • La folie des grandeurs

    Synopsis

    Banni de la cour à cause d'un enfant illégitime, Don Salluste veut se venger de la reine. Il fait passer son valet Blaze pour son noble cousin Don Cesar, afin qu'il séduise la reine. Blaze remplit son rôle à merveille, mais c'est compter sans une encombrante duègne tombée amoureuse de lui, qui leur vaudra de finir tout trois aux galères...

Le Casting du film

  • LISTE ARTISTIQUE
    Louis De FunèsDon Salluste
    Yves MontandBlaze
    Alberto De MendozaLe Roi
    Gabriele TintiDon César
    Paul PréboistLe Muet
    Venantino VenantiniDel Bosto
    Eduardo FajardoGrand d'Espagne
    Antonio PicaGrand d'Espagne
    Ricardo PalaciosLe cuisinier
  • LISTE TECHNIQUE
    Gérard Oury
    Alice SapritchDona Juana
    Karin SchubertLa Reine
    Gérard Oury
    Danièle Thompson
    Marcel Jullian
    Victor Hugo
    Henri Decaë
    Albert Jurgenson
    Georges Wakhévitch
    Jacques Fonteray
    Marie Gromtseff
    Colette Crochot
    Michel Polnareff

Avis et critiques des internautes


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  •  le 13 Décembre 2007 par

    Louis De Funès en fait trop dans ses films et c'est pour ça qu'on l'aime. Ne mentez pas je vous imagine déjà en train de mimer le nez qui s'allonge et puis qui éclate ou le fameux hmm ma biche cher à Patrick Sébastien et autres imitateurs de village. Et vous n'avez pas à avoir honte , faîtes comme moi affirmez vous et créez un groupe sur Facebook pour que tous vos amis virtuels sachent que vous êtes fier d'aimer De Funès et chantez qui ne saute pas n'aime pas De Fu-Nès !! .

    Mais je me rend compte que je m'égare, surement un coup de folie. Et de folie il en est aussi question mais sous une autre forme dans La folie des grandeurs du génial Gérard Oury (vous noterez que j'ai eu une mention en transitionologie à la faculté Michel Drucker). Car , au sommet de son art, De Funès transfigure la démence d'un homme qui aime le pouvoir et qui est capable de tout pour parvenir à ses fins. Evidemment la réussite du film réside dans la puissance comique de l'œuvre. Et tout y concourt. D'abord et avant tout De Funès en Don Salluste cupide, fourbe et hypocrite est tout simplement sublime . Il prend aux pauvres pour donner à lui , à lui et à lui. Il n'y pas de demi mesure dans la caricature . On retiendra notamment les répliques désormais célèbres illustrant les tavers de l'impitoyable ministre des finances du Roi d'Espagne :Cette année, la récolte a été très mauvaise, alors il faut payer le double et Les pauvres, c'est fait pour être très pauvres ; et les riches, très riches. Il pousse cette caricature à l'extrême en singeant le machiavélisme avec des atours un peu moins sombre que dans l'Avare sous les traits d'Harpagon. Autant dire qu'on pleure de rire. Mais ce qui renforce encore le personnage c'est sa relation avec son valet , Blaze, joué à merveille par un Yves Montand jeune et sémillant . Avec son œil polisson , et sa classe naturelle il est le pendant parfait de son maître tortionnaire et le tourne en ridicule pendant tout le film. Une prestation admirable pour cet acteur aux multiples talents (danse, chant, comédie, drame) , surtout quand on sait qu'il a remplacé dans ce rôle le défunt Bourvil à la dernière minute. Comment ne pas s'enthousiasmer aussi du rôle d'Alice Sapritch en préceptrice duègne acariâtre qui s'avère être une tigresse en amour. Elle est ahurissante et son strip-tease est sans aucun doute l'un des points d'orgue de ce film où les gags se suivent à un rythme diabolique. Petite anecdote au passage dans la scène de l'effeuillage de Dona Juana c'est une strip teaseuse professionnelle qui a été engagée pour certains plans. Autre détail croustillant , l'actrice qui joue le rôle de la jeune reine finira à 40 ans dans des films pornographiques afin de sauver son fils de la drogue, ce qui gâche un peu le mythe. Un peu de tendresse enfin pour Paul Préboist toujours efficace et ici divin en muet facétieux.

    Dans cette folle sarabande Oury n'oublie pas de truffer la pellicule de cabrioles, situations cocasses et quiproquos, qui viennent sublimer les grandes gesticulations de De Funès. Et Montand n'est pas épargné, se montrant en jeune premier plein de prestance et complètement naïf , puis en valet réduit à l'état de faire valoir alors même qu'il a toute les qualités et la noblesse que son maître ne possède qu'en titre : Blaze baissez vous , vous êtes mon valet donc vous êtes petit ! . On goûte d'ailleurs avec délice les petites revanches que le valet prend sur son maître à la verve gestuelle et à la présence envahissantes, comme dans la célèbre scène du bain où Blaze se joue de la calvitie de Salluste et manie le torchon avec dextérité pour lui nettoyer les oreilles.

    Les coiffes , les fraises , les carrosses ne sont pas que des éléments de costumes ou de décor bien faits , ils sont tous utilisés pour participer à nous faire rire, plan après plan. A ce comique très visuel s'ajoutent des dialogues bien sentis et des répliques qui restent en tête comme dans la scène du réveil de Don Salluste par Blaze brassant des pièces d'or dans un sac il est l'oooor , monseignooooor , l'ooor de se réveiller…. Et comment ne pas vous avouer que chaque fois qu'une personne ment je suis obligé de reprendre l'intonation inénarrable de De Funès parlant de la Reine :elle ment en allemand!. Et c'est toute la folie et le génie d'Oury, Danièle Thompson et De Funès transpirant dans ces répliques qui font de ce film la parodie idéale du Ruy Blas de Victor Hugo.

    Quand on parle de musique de film français , on s'attend très souvent à entendre le nom d'un des habitués du genre comme par exemple Vladimir Cosma (d'ailleurs dans les années 80 il était très simple de se faire passer pour un aficionado en disant que la musique de tel ou tel film était de lui) . Mais ici, que nenni, Gérard Oury a fait appel à Michel Polnareff, première surprise. Et comme si cela ne suffisait pas le frisé aux lunettes blanches utilise des synthétiseurs et des guitares pour signe une bande son plutôt électrique, bien que reprenant l'ambiance hispanisante de l'ensemble. Et finalement loin d'être une folie c'est encore une trouvaille puisque cela donne de l'allant et du rythme , conférant une saveur tout à fait moderne au film.

    Non j'ai beau chercher vous ne verrez pas dire du mal de ce grand classique du cinéma populaire qu'est La folie des grandeurs (surement car c'est MON film culte). Peut être est ce du à la noblesse de cette figure de proue du cinéma comique que reste Louis De Funès. Cette noblesse acquise par de hauts faits accomplis en terres de pitrerie, ce qui est un comble quand on sait que de son vrai nom Luis de Funès de Galarza , il est en réalité le descendant des marquis de Galarza de Séville.

Les discussions sur le forum a propos de La folie des grandeurs

    Les dernières discussion au sujet du film sur le forum - Participer à la discussion
  • le 04 Janvier 2008 12:18 par Fox

    [quote=Dnlx]Merci fox de redorer le blason d'un de mes films fetiches. je commençais à me dire que j'avais des goûts de ch... L'un n'empêche pas nécessairement l'autre.

  • le 04 Janvier 2008 12:10 par Dnlx

    Merci fox de redorer le blason d'un de mes films fetiches. je commençais à me dire que j'avais des goûts de ch...

  • le 04 Janvier 2008 11:40 par Fox

    Bien sûr, ça a vieilli... Mais on l'a toujours connu «vieux» : le thème musical de Polnareff, la photo un peu terne, le jeu outré de De Funès et de Sapritch... Et pourtant, je trouve que ce film fonctionne (c'est même le seul De Funès regardable pour moi), sans doute parce que c'est une vraie parodie filée d'un classique de la littérature, et que se foutre de la pomme de Victor Hugo, j'aime bien. Et Montand est très bien, na ! «Il est l'or, l'or de se lever, il est sept or, monseignor..."

  • le 03 Janvier 2008 11:32 par Dnlx

    Hey man ! je n'avais pas lu ta critique , elle n'est pas du tout assassine , contrairement à ce que j'avais pensé. tu es même très soft comparé a certains termes utilisés ailleurs comme «atterré» . Donc désolé, pour 2008 , j'te kiffe !

  • le 25 Décembre 2007 21:51 par eman02

    Et bien je l'ai vu ce soir sur TF1... C'est efficace certes mais ca n'a rien de transcendant... C'est drôle mais tout de même très vieillot et ca n'a pas l'intelligence d'un Lubtisch... Heureusement il reste De Funes

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