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La chair et le sang

Note : 4/5.0 - 1 avis

Titre VO : Flesh and Blood

Un film de Paul Verhoeven avec Rutger Hauer , Fernando Hilbeck , Tom Burlinson , Jack Thompson , Ronald Lacey

Genre : aventures - Durée : 2h06 - Année de production : 1985

Date de sortie cinéma : 01 Octobre 1985

Paul Verhoeven
Rutger Hauer
Fernando Hilbeck
Tom Burlinson
Jack Thompson
Ronald Lacey

Papiers peints et tableaux Star Wars

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La chair et le sang, le film

  • La chair et le sang

    Synopsis

    L'action se situe en Europe à l'époque turbulente du 16ème siècle : un gentilhomme nommé Arnolfini et son fils Stephen qui se consacre à l'étude, aidés par des mercenaires, assiègent la ville dont les Arnolfini ont été chassés par l'artistocratie quelques années plus tôt.

Le Casting du film

  • LISTE ARTISTIQUE
    Rutger HauerMartin
    Fernando HilbeckArnolfini
    Tom BurlinsonSteven
    Jack ThompsonHawkwood
    Ronald LaceyCardinal
    Brion JamesKarsthans
    John Dennis JohnstonSummer
    Simon AndreuMiel
    Bruno KirbyOrbec
    Hans VeermanFather George
    Jake WoodLittle John
    Hector AlterioNiccolo
    Jorge BossoSterz
    Mario De BarrosHerman
  • LISTE TECHNIQUE
    Paul Verhoeven
    Jennifer Jason LeighAgnès
    Susan TyrrellCéline
    Kitty CourboisAnna
    Marina SauraPolly
    Blanca MarsillachClara
    Nancy CartwrightKathleen
    Siobhan HayesChild of the Castle
    Mònica LucchettiTongueless Girl
    Anne LockhartWife
    Gerard Soeteman
    Paul Verhoeven
    Steven-Charles Jaffe
    Yvonne Blake
  • Felix Murcia
    Jane Feinberg
    Mischa Müller Bergareche
    Jindra Markus
    Mike Fenton
    Valorie Massalas
    Jan de Bont
    Ine Schenkkan
    Basil Poledouris

Avis et critiques des internautes


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  •  le 30 Août 2007 par

    XVIème siècle : une cité fortifiée est assiégé. Parmi les assaillants, des mercenaires dont Martin, le plus charismatique, le plus fin bretteur. Leur objectif : voler, piller, violer, tuer. Pourtant, le premier travelling lattéral montre également un prêtre appartenant à la bande et les bénissant avant le combat. Quelques instants plus tard, le chef de l'armée qui vient de frapper une nonne de son épée la soigne, nue, fiévreuse sur un lit, en espérant la sauver. Violence et religion : un accord majeur pour un concerto de Verhoeven qui conserve son pouvoir de magnétisme intact. Alors qu'Arnolfini, seigneur de la forteresse, trahit les mercenaires en les envoyant au diable vauvert à grands coups de canon, le hollandais violent pose la deuxième pierre de l'édifice : une jeune fille de bonne famille, gracile et élégante, Agnès est promise au fils d'Arnolfini, Stephen. Dans leur quête de vengeance, Martin et les siens l'enlèvent, la violent et se réfugient avec elle dans un château qu'ils annexent. L'armée se lance à leur poursuite... Entre crucifix et saignées médicinales, entre armes de jet et orgies, Verhoeven est un cinéaste en mouvement permanent. Loin de ses prestations putassières à venir (quelle médiocrité dans les années 90 entre «Basic instinct», «Showgirls» et «Hollow man» !!!), il virevolte ici au coeur des embuscades, filme les corps nus et meurtris avec langueur, met en scène la cruauté avec virtuosité. Rien n'est gratuit, bien sûr : Martin campe l'instinct de l'homme et Stephen sa morale, le premier est le bastion de la tradition face à la modernité que représente le second. Agnès le pressent, elle qui les définit comme «les mêmes, mais l'un plus âgé et l'autre plus jeune». Agnès, justement : brillante, courageuse, intrépide Jennifer Jason Leigh qui pousse son personnage de jeune captive décidée à manipuler ses bourreaux pour avoir la vie sauve jusque dans ses derniers retranchements. Elle joue de sa silhouette juvénile, qui crée le malaise (la scène du viol), et de son visage angélique, qu'elle parvient à transfigurer d'expressions d'une dureté impitoyable (quand elle ordonne à sa servante de se faire sauter par un garde afin de savoir «comment on fait»). Autour d'eux, une menace, remarquablement exploitée : la peste. Elle est partout, invisible sauf lorsqu'elle frappe. Elle ne connaît ni innocents ni coupables, elle les attaque tous, elle devient la némésis des protagonistes. En jouant sur le grain de l'image, l'épaisseur des fumées, le mouvement des ombres, Verhoeven suggère en permanence sa présence. Quant au choc des armes, le cinéaste l'expose dans toute sa barbarie : pas de hors-champs ici, les coups portent et font mal. Le Moyen-Âge façon Verhoeven, c'est le fracas des consciences et le mutilement des corps. Chaudement recommandé pour un public plus averti que jamais.

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