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Glengarry Glen Ross

Note : 2.5/5.0 - 2 avis

Titre VO : Glengarry Glen Ross

Un film de James Foley avec Al Pacino , Jack Lemmon , Alec Baldwin , Ed Harris , Alan Arkin

Genre : comédie dramatique - Durée : 1h40 - Année de production : 1992

Date de sortie cinéma : 13 Janvier 1993

James Foley
Al Pacino
Al Pacino
Jack Lemmon
Alec Baldwin
Alec Baldwin
Ed Harris
Ed Harris
Alan Arkin
Alan Arkin

Papiers peints et tableaux Star Wars

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Glengarry Glen Ross, le film

  • Glengarry Glen Ross

    Synopsis

    Dans la société immobilière Mitch and Murray, la compétition entre vendeurs est impitoyable. On annonce à ces derniers une restructuration complète des effectifs. Les meilleurs garderont leur place à l'issue d'une épreuve, et se verront confiés la commercialisation d'un lot de terrains particulièrement convoités, les Glengarry.

Le Casting du film

  • LISTE ARTISTIQUE
    Al PacinoRicky Roma
    Jack Lemmonshelley Levene
    Alec BaldwinBlake
    Ed HarrisDave Moss
    Alan ArkinGeorge Aaronow
    Kevin SpaceyJohn Williamson
    Jonathan PryceJames Lingk
    Bruce AltmanM. Spannel
    Paul ButlerLe policier
    Jude CiccolellaLe detective
    Neal JonesMan in Donut Shop
    Barry RossenAssistant Detective
  • LISTE TECHNIQUE
    James Foley
    Lori Tan ChinnCoat Check Girl
    David Mamet
    Howard E. Smith
    Juan Ruiz Anchia
    James Newton Howard

Avis et critiques des internautes


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  •  le 01 Décembre 2008 par

    S’il est bien une tragédie pour un fan de cinéma c’est de voir l’un de ses héros participer à un de ces films de seconde zone qui ne méritait même pas une sortie en DVD.

    Gonflé de certitudes concernant le talent de l’immense acteur que se trouve être Al Pacino, je me faisais un plaisir non feint de décacheter le film plastique qui me séparait du visionnage d’un des derniers films que j’avais manqué dans la carrière du maître. Harassé par la fatigue et le temps gris et pluvieux de la capitale je m’apprêtais donc à me transporter dans un autre univers qui ne manquerait pas de piment vu la galerie de stars présentes au générique (Harris, Baldwin, Spacey, Lemon en plus de Pacino donc). A mon grand désespoir c’est précisément l’inverse qui se produisit. On peut être convaincu que la pièce de théâtre de David Mamet qui a donné lieu à cette adaptation au cinéma était une réussite. Les dialogues riches sont là pour en attester. Mais la vraie question est de savoir si cette transposition avait un intérêt quelconque. Certes l’ami Al adore les planches, mais la lenteur de l’action et finalement l’ennui ressentis tout au long de ce film ne rendent pas un hommage vibrant à cet art. Réussir à filmer dans un espace très réduit n’est pas une performance de choix, c’est juste un choix de réalisateur, ici très linéaire et disons le franchement « barbant ».

    On ajoutera que les effets de caméras accrochant par moments les visages pour gagner en intensité sont superflus, que la photo est juste correcte et que la musique ne nous transporte pas particulièrement dans une jubilation bluesy qui aurait du être associée à ce huis clos. Le principal reproche que l’on devrait faire à ce film, c’est qu’en dehors du monologue plein de mépris asséné par un Alec Baldwin étonnant, et d’une manœuvre de vente forcée pleine de verve exercée par Al Pacino, il ne se passe strictement rien. C’est creux et plat et on aurait pu résumer l’ensemble en 25 minutes : la philosophie du couronnement de la performance et de l'exclusion des valeurs humaines. Tout au long du film, qui semble durer des heures alors qu’il ne dépasse pas les 75 minutes, les personnages n’évoluent pas, pire ils se répètent. La peinture du monde de l’immobilier est caricaturale à l’envi sans disposer d’une variété de nuances qui aurait pu être bénéfique à l’ensemble. Un poncif, deux poncifs, c’est l’heure de l’apéritif. Trois poncifs ? …bonjour les dégâts…

    Alors oui les acteurs ont une certaine trempe, et ils démontrent par moment l’étendue de leurs palettes, mais ils auraient mieux fait de ne pas participer à cette mascarade. C’est une peine énorme de les voir gâcher leur talent à utiliser toutes leurs ficelles devant la caméra en s’acquittant de leur tâche comme on va pointer le matin à l’usine. Chacun dispose d’une étiquette bien collée d’un cynisme convenu et ne la lâche pas durant tout le film. L’un hâbleur, l’autre trouillard, le troisième vindicatif. On arrête là la description car ce serait faire boire jusqu’au marc un mauvais café de machine d’agence immobilière miteuse. On espère jusqu’à la fin qu’un rebond scénaristique viendra nous sortir de cette torpeur. Mais quand le clap final retentit et que l’intrigue tombe dans une conclusion improbable et plate, un grand sentiment de flop nous envahit. Comme les innombrables gouttes qui maculent la pellicule durant tout le film, conférant encore plus de tristesse et de morosité à l’ensemble.

  •  le 13 Juin 2008 par

    Un bureau mal rangé, éclairé d'une pâle lumière blafarde alors que la nuit vide les rues de ses habitants... Dans ce bureau, des commerciaux : visages burinés, plus tous jeunes, le costard mité... Et en face d'eux, un cadre dirigeant : friqué, sûr de lui, narquois, odieux. Alec Baldwin en démonstration de requin de la "task force" commerciale : "Vous êtes des merdes, vous ne valez rien, vous ne méritez pas le pain que vous mangez !". Bienvenue dans l'univers de Glengarry.

    Passé ce tour de force (une scène d'une violence verbale hallucinante, placée dès le début du film, et qui demeure la seule justification de la présence d'Alec Baldwin sur terre), que reste-t-il de la pièce de David Mamet, adaptée ici ? Un sentiment d'essouflement. L'écueil du "théâtre filmé" affleurait tel le gros iceberg guettant le Titanic, et James Foley se le bouffe sans même séduire Kate Winslet au passage. Non que le film soit médiocre : tenu à bout de bras par quelques interprètes brillants (Jack Lemmon y est magnifique, au-delà des superlatifs même), bénéficiant de dialogues hors pairs (la pièce était remarquablement écrite, elle n'est pas tronçonnée ici), Glengarry est une réussite sur plusieurs tableaux... Mais pas sur celui, cruel, du cinéma _ au sens technique du terme. Foley sera plus inspiré par la suite : ici, ses cadrages manquent de vigueur, ses plans manquent de rythme, son script peine à dépasser le palier du bureau et la bande son jazz ne suffit pas pour donner à ces commerciaux laborieux et fatigués des airs de Bogart. Toute l'ambiguïté du propos est là : le film semble profondément hollywoodien tout en traitant d'un sujet quasi naturaliste (des gagne-petit tentant d'arrondir leur fin de mois au sein d'un univers de requins). Et en cela, il claudique entre deux ans, attirant l'estime, la sympathie mais pas l'admiration.

    Vrai beau film de Foley, mais comme on sait goûter au charme des natures mortes, "Glengarry" reste avant tout la collaboration "classe mondiale" d'Al Pacino et de Jack Lemmon, ce dernier y trouvant un dernier grand rôle avant une fin de carrière toute en cabotinage dans de médiocres brouets (le petit Al est prié de ne pas se moquer, on a aussi du dossier sur lui). Si on était sarcastique, on soulignerait également une dernière fois à quel point ce film sauve la carrière d'Alec Baldwin, planté entre "la chanteuse et le milliardaire" et "Pluto Nash", mais comme on ne l'est pas, on s'abstiendra de l'écrire.

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