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Close up

Note : 4/5.0 - 1 avis

Titre VO : Nema-ye Nazdik

Un film de Abbas Kiarostami avec Hossein Sabzian , Mohsen Makhmalbaf , Abolfazl Ahankhah , Mehrdad Ahankhah , Abbas Kiarostami

Genre : comédie dramatique - Durée : 1h34 - Année de production : 1990

Date de sortie cinéma : 31 Octobre 1991

Abbas Kiarostami
Hossein Sabzian
Mohsen Makhmalbaf
Abolfazl Ahankhah
Mehrdad Ahankhah
Hassan Farazmand

Papiers peints et tableaux Star Wars

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Close up, le film

  • Close up

    Synopsis

Le Casting du film

  • LISTE ARTISTIQUE
    Hossein SabzianHimself
    Mohsen MakhmalbafHimself
    Abolfazl AhankhahHimself
    Mehrdad AhankhahHimself
    Abbas KiarostamiHimself
    Hassan FarazmandHimself
    Hushang ShahaiHimself
    Monoochehr AhankhahHimself
    Mahrokh AhankhahHerself
    Nayer Mohseni ZonooziHerself
  • LISTE TECHNIQUE
    Abbas Kiarostami
    Abbas Kiarostami
    Abbas Kiarostami
    Farima Zand-Pour
    Hassan Agha Karimi
    Hassan Agha Karimi
    Ahmad Asgari
    Mahammad Haghighi
    Alizera Zarindast

Avis et critiques des internautes


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  •  le 02 Novembre 2011 par

    Close up attira l’attention d’un grand nombre de cinéastes du monde entier comme Jean Luc Godard, ou encore Nanni Moretti, car Kiarostami est vu pour certains comme l’héritier de Rossellini. Bercé entre la fiction et la réalité, Close up nous offre des sensations rarement développées au cinéma. Cette vraie histoire de faussaire nous plonge dans une réalité fictionnelle, semant aisément le trouble dans l’esprit du spectateur, qui finit par ne plus voir la limite entre images réelles et images fictionnelles. Kiarostami joue sur les émotions de ses acteurs, pour son plus grand plaisir, et pour le notre également. « Le cinéma iranien commence à être reconnu universellement comme l’un des plus honnêtes et des plus humanistes » disait J. Rosenbaum. Avec une vie rythmée par le sifflement des balles de leurs voisins irakiens, l’Iran se voit donner mauvaise figure alors que leur cinéma est l’un des plus sincères qu’il est possible de trouver. Abbas Kiarostami en est la preuve via son film Close up. Lorsqu’il entend parler de ce fait divers selon lequel Sabzian aurait tenté d’escroquer une famille bourgeoise de Téhéran, en se faisant passer pour le célèbre Makhmalbaf, il se dit qu’il a son prochain film et enrôlera les véritables responsables de cette histoire dans leurs rôles respectifs. Ainsi Kiarostami mélange la parfaite singularité du septième art avec la poésie de la vie iranienne. Il joue avec talent sur les émotions de tous. Sabzian dira qu’à travers ce film, il parle de ses souffrances. Il y a un jeu énorme entre ce qui est tiré de la réalité, comme les images du jugement final de Sabzian, et d’autres, qui sont cette fois totalement tirées de l’esprit manipulateur du réalisateur, afin d’embrumer les esprits au maximum sur les frontières entre ce qui est réel ou non. En effet, Kiarostami fera la requête d’un face à face à la caméra avec les victimes, afin de connaître leurs sentiments sur le moment, comme si tout cela se passait réellement devant nous. A partir de là, nos repères sont bouleversés, et la différenciation entre le vrai et le faux devient très difficile. D’autre part, Kiarostami a su persuader tous les membres de cette affaire de jouer dans son film. C’est une chose hallucinante qu’est cette proposition de film de la part de ce réalisateur car leur but, à ces personnes, était de jouer dans un film suite à l’offrande d’un budget au faux Makhmalbaf. Il est même très probable que la plainte envers Sabzian persiste pour que le film existe. Le fait qu’ils aient été piégés leur a finalement permis de jouer leur propre rôle. En connaissant l’ambition de ces personnes, il a dû deviner avec une grande simplicité qu’il n’aurait pas du se faire prier pour que ces participants soient d’accord pour jouer dans son film. Le problème aurait pu être celui de la fierté, et d’une naïveté apparente au grand jour, rien de plus. L’élément clef de l’histoire relève directement d’une véritable histoire de faussaire, alors sur cette base, que pouvait bien faire Kiarostami, autre que quelque chose qui suive cet esprit de contradiction brumeuse. Cette histoire était vraie, et devient finalement une fiction où tout le monde joue et dans laquelle plus personne n’est soi. La fiction devient le film lui-même. Très peu de scènes sont tirées de l’histoire réelle, et les personnages sont donc des incarnations d’eux-mêmes, à savoir cependant s’ils sont réellement eux-mêmes sous la pression de la caméra, ou s’ils sont dans un rôle, celui de leur propre personnage qui n’est pas réellement transparent à celui auquel ils ressembleraient dans la vie réelle. La caméra transforme la réalité, c’est pourquoi la scène de fin, lorsque Sabzian et le vrai Makhmalbaf se rendent chez les victimes, et que ce premier se met à pleurer, on sent la spontanéité et le vrai du personnage, parce que la caméra est éloignée et probablement caché du personnage. Kiarostami mise sur une reconstitution de l’affaire, à travers une objectivité fausse due à un puissant effet de réel. Toute l’histoire est rejouée excepté la scène finale. Le basculement entre le réel et la fiction est déstabilisant, ainsi, Kiarostami parvient à provoquer un éclatement de la logique de l’un comme de l’autre. Le plus fou reste le fait que, pour une fiction ou un documentaire, tout est faux parce que cela ne sera jamais la réelle retranscription de la réalité telle qu’elle est vécue. Kiarostami a d’ailleurs déclaré : « Le plus important, c’est que les spectateurs sachent que nous alignons une série de mensonges pour arriver à une vérité plus grande. Des mensonges pas réels mais vrais en quelque sorte. ». Close up interroge le spectateur sur sa connaissance de la limite entre fiction et réalité. Mais là n’est pas le tout, car c’est à travers ce film que Kiarostami va parler de la société iranienne et transmettre un peu de la poésie qu’a son peuple, autour du thème de la justice et de la compréhension penchant finalement vers la recherche d’un pardon. Un pardon proposé, qui pourrait être semblable à celui d’un oubli de ce cinéma iranien trop délaissé.

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