Fan de Cinéma
Bannière 728x90

Abandonnée

Note : 4/5.0 - 2 avis

Papiers peints et tableaux Star Wars

Titre VO : Los abandonados

Un film de Nacho Cerda avec Karel Roden , Valentin Ganev , Carlos Reig , Kalin Arsov , Valentin Goshev

Genre : épouvante - Durée : 1h36 - Année de production : 2006

Date de sortie cinéma : 30 Mai 2007

Distributeur :

Visitez le site officiel du film

Nacho Cerda
Karel Roden
Valentin Ganev
Carlos Reig
Proposer un fond d'écran »

Abandonnée, le film

  • Abandonnée

    Synopsis

    Marie, productrice de cinéma américaine, retourne dans son pays natal, la Russie, où le cadavre de sa mère a été retrouvé dans des circonstances étranges. Elle ne l'a jamais connue, ayant été adoptée et emmenée aux Etats-Unis à la naissance. Le seul indice dont elle dispose est une ferme isolée, abandonnée dans les montagnes, qui appartenait à ses parents naturels.

    Marie hérite du lieu, mais personne ne veut l'y conduire car une superstition locale prétend que l'endroit est… damné. Un seul homme est prêt à s'embarquer pour un voyage aussi long et dangereux… Un inconnu qui, étrangement, semble en savoir beaucoup sur son histoire… Une fois sur place, le mystérieux guide disparaît, obligeant Marie à explorer seule le site abandonné.

    Elle y découvre un homme appelé Nikolaï, qui prétend avoir été attiré ici exactement de la même manière, afin de découvrir également la vérité sur son passé...

Le Casting du film

  • LISTE ARTISTIQUE
    Karel RodenNikolail
    Valentin GanevAndrei Misharin
    Carlos ReigAnatoly
    Kalin Arsovl'homme barbu
    Valentin Goshevle père barbu
    Carlos Reig-PlazaAnatoliy
  • LISTE TECHNIQUE
    Nacho Cerda
    Anastasia HilleMarie
    Jordanka Angelovala dame âgée aveugle
    Paraskeva Djukelovala mère de Marie
    Anna Panayotovala fille du barbu
    Svetlana Smolevale femme du barbu
    Jasmina Marinova
    Monica Baunova
    Marta Yaneva
    Kwesi Dickson
    Carlos Fernandez
    Julio Fernandez
    Nacho Cerda
    Karim Hussain
  • Richard Stanley
    Xavier Gimenez
    Jorge Macaya
    Steve Daly
    Luci Lenox
    Baltasar Gallart
    Rossitsa Bakeva
    Baltasar Gallart
    Tzvetana Yankova
    Sandra Klincheva
    Alma Casal
    Guillermo Escribano
    Céline Petit
    Alfons Conde

Avis et critiques des internautes


proposer un avis sur « Abandonnée »


  •  le 14 Mai 2008 par

    Plus on le dit, moins on en mesure l'importance : le cinéma espagnol produit acutellement les films d'épouvante parmi les plus importants, les plus novateurs, les plus efficaces aussi, de la décennie (en concurrence avec l'Angleterre). Balaguero a livré quelques perles (quand me remettrai-je de son Fragile ?), et pendant ce temps-là, Nacho Cerda, auteur de courts très remarqués (notamment Aftermath, extrême au possible), attendait de passer au long. Chose faite avec Abandonnée, cauchemar labyrinthique qui imprime la rétine comme peu de métrages y parviennent.

    Visuellement, Abandonnée est éblouissant de maîtrise et de beauté : Cerda utilise toutes les ressources de son histoire pour transmettre une peur viscérale, une angoisse permanente qui nous prend d'emblée alors qu'il n'y a, semble-t-il, rien à craindre de particulier. Du montage, des jeux de lumière bluffants (parfois, on frise la sous-exposition, sans que l'on perde de vue ce qu'il se passe à l'écran), de la mise en scène qui joue des arrières-plans, des apparitions soudaines et muettes, des réactions des personnages : tout est dirigé vers un même objectif, faire ressentir l'effroi d'une situation qui n'est claire, somme toute, ni pour les protagonistes ni pour le spectateur.

    Parce que, point de vue scénario, cerda et ses complices n'ont pas fait dans la complication : en résumé, il s'agit d'une femme débarquée dans une maison Abandonnée, où elle se retrouve coincée avec un homme par la maison elle-même. Pas de quoi mériter l'oscar du meilleur scénario. Sauf que l'intérêt de cette histoire n'est pas son déroulement, mais le concept en soi qui consiste en une quête d'identité vaine qui implique des thèmes chers au réalisateur de Genesis : la peur de la mort et sa catharsis, l'indistinction spatio-temporelle. A ce titre, Cerda réussit un tour de force en faisant de sa demeure "hantée" un dédale mouvant, une sorte de Dark city miniature, dont la géographie est impossible à retranscrire (élément qui prend forme dans la fuite de Marie qui reviendra inéluctablement à la maison familiale). On pense alors à Shining pour le lent délitement du temps et de l'espace, et à Lost Highway (autre grand film sur l'angoisse) pour cette confusion identitaire qui nous met les nerfs à rude épreuve dans le dernier tiers.

    Mais finalement, la référence la plus éloquente, et peut-être la plus sensée et volontaire, renvoie à Lucio Fulci et à son chef-d'oeuvre, référence ultime du cauchemar à l'italienne, L'Au-delà : à la fin de celui-ci, le couple de héros, arrive aux Enfers et un travelling avant nous révèle leurs yeux devenus blancs, symbole de leur passage dans l'au-delà. Cerda reprend tel que le motif pour designer les doubles funestes de Marie et Nicolaï. Et pour parfaire l'irrigation du Fulci dans son oeuvre, il reprend l'approche du réalisateur de Frayeurs, qui consiste à insuffler le mal à ce qui n'en a pas conscience : en l'occurrence ici, la maison, être vivant à part entière (elle parle, chuchote, crie, sue, et se transforme), personnage principal d'une histoire où tout le monde est mort, où tous doivent transiter dans cette maison comme les Anciens passaient Cerbère (le fleuve qui entoure l'île prenant ainsi le nom de Styx).

    Dans sa conclusion, à la fois émouvante, pleine d'espoir et terrible dans son constat, Nacho Cerda finalise une réflexion majeure sur l'approche que l'homme a de la mort, de son passé, de son identité propre. L'acceptation de la condition humaine, en somme. Abandonnée est un concentré d'effroi, visuellement, et thématiquement, qui se pose là comme un des métrages les plus cauchemardesques jamais tournés. Rien que ça.

  •  le 31 Mai 2007 par

    Réputé pour ses courts métrages horrifiques, voici venu le temps pour Nacho Cerdà de passer au long. Sur une structure classique, Abandonnée tend à montrer que les espoirs placés dans le metteur en scène espagnol n'étaient pas totalement vains. Pourtant, Abandonnée commence plutôt mal : l'exposition est longue et peu avenante, et surtout, les enjeux sont mal exposés. Bref, on ne comprend pas grand chose à la problématique du film. Les personnages semblent inquiets, horrifiés, tétanisés, et le spectateur n'a pas saisi pourquoi. Ça fait désordre. Arrive alors le moment où l'horreur est mise en route. Là encore, malgré quelques jolis effets, on trépigne. Mais l'on commence enfin à piger. Voilà notre héroïne face à son sosie version zombie, comme si elle voyait la mort en face... Dès lors, la deuxième heure d'Abandonnée trouve un nouveau souffle et entreprend de répondre de façon satisfaisante aux questions qu'elle avait mal posées. On vibre, on tremble, on flippe (gros travail sur le son), mais surtout, on regrette que tout le film n'ait pas été comme ça. La résolution est si brillante que la frustration ne fait que croître. Et, pour une fois, on reprendrait volontiers de cet enchaînement de fins qui captivent l'oeil et l'esprit. La prochaine fois, il suffira à Nacho Cerdà de se réveiller avant le milieu de son film, et il nous offrira à coup sûr de véritables bijoux d'horreur convaincants de bout en bout.

Les discussions sur le forum a propos de Abandonnée



Il n'y a pas encore de discussion autour du film Abandonnée


Soyez le premier à ouvrir une discussion sur ce film


Les autres films que vous pourriez aimer

Fan de Cinéma est enregistré à la C.N.I.L. sous le n° 1143859 - Copyright © 2005-2019 LS Project Tous droits réservés. Scruteweb - community management. Voyance sérieuse .