Les critiques presse
D'un niveau planant jamais démenti, stratosphérique tout le temps, d'un désespoir et d'une violence intime dépassant la raison, fou de solitude et amer, fier autant que minable, l'opus Gallo ne touche jamais terre.
Nul doute, Vincent Gallo a puisé dans ce que le pouvoir d'évocation et d'incarnation spécifique au cinéma a de plus intense et témoigne - à l'instar d'un Gus Van Sant et d'un Monte Hellman - que si les grands espaces américains se prêtent naturellement à
The Brown Bunny c'est du cinéma, un documentaire sur le chaos des comportements, la fatigue, l'obsession, l'impudeur, la misère sexuelle (...). Un poème sur un homme inconsolable. Inadapté. Déraisonnable.
Vincent Gallo se filme en loser magnifique, dans un road-movie sauvage sans mode d'emploi.
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