Critique : Soleil vert - par Tony-White
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- Note 5
Vers la fin des années 60, avec la guerre du Vietnam, les révoltes de Mai 68, l’ascension du mouvement hippie, le climat mondial est au pessimisme concernant l’avenir. Et cela se ressent dans les productions américaines. Des films comme ZARDOZ, ROLLERBALL, L’AGE DE CRISTAL voient donc le jour. Les films d’anticipation sont nés. SOLEIL VERT est de cette catégorie.
Ce film apporte également une vision négative du monde de demain. Contrairement à la plupart des films hollywoodiens de l’époque, il est très politiquement incorrect. C’est un élément propre à ces films des années 70 que d’être engagés sur des thèmes comme la faim dans le monde, la surpopulation, les conséquences d’une guerre … n’hésitant pas à alerter le spectateur et par la même occasion les gouvernements en place. Mais ce qui est encore plus étonnant, c’est que les mises en garde données par ces films sont encore d’actualités. La réalité dépasse souvent la fiction. Justement, SOLEIL VERT évoque les problèmes de surpopulation ; De nos jours, les difficultés pour trouver un logement sont bien réelles. De même pour l’euthanasie. Dans le film, les personnes ont le droit de choisir le moment où ils vont mourir.
Cependant, des éléments et des idées du film ont considérablement vieillis : le jeu vidéo montré à l’écran, les décors kitchs (le kitch étant une marque de fabrique de ces films). De même, dans cette société futuriste, la femme est considérée comme faisant partie du mobilier, totalement soumise à la puissance de l’homme. Comment croire cela possible de nos jours où les femmes sont de plus en plus « autonomes » ?
SOLEIL VERT peut être vu aussi comme une incitation à la révolte. Le poing ensanglanté du flic à la fin du métrage est une invitation à la lutte. Le message est clair : « réagissons avant de ne plus savoir ce qu’est une pomme ou un morceau de bœuf ! »
Du côté du casting, on retrouve un Charlon Heston qui commence à être habitué aux films d’anticipation après LA PLANETE DES SINGES et LE SURVIVANT. En flic totalement dévoué à sa cause, il finira anéanti par le secret qui lui est révélé.
A part certains éléments vraiment dépassés, SOLEIL VERT reste une œuvre très forte dont les thèmes sont de plus en plus actuels.
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