Sans arme, ni haine, ni violence, les critiques

 

Les critiques spectateurs

 
Critique : Sans arme, ni haine, ni violence - par mastrojojo  le   - Note 4
Décidémant, il n'est jamais là où on l'attend. Jean Paul Rouve aurait pu rester sur le seul crénau de l'humour absurde et déjanté de la troupe de comédien dans laquelle il a debuté. Mais, de Monsieur Batignole à La Môme (où il incarne le père d'Edith) en passant par Nos jours heureux, l'acteur a prouvé qu'il pouvait jouer toute la gamme des émotions. Et voilà que pour ses premiers pas derrière la caméra, il décide de s'attaquer à un véritable mythe de l'histoire du banditisme, rendu célèbre par un seul coup. Mais quel coup ! Le film est en grande partie tiré de faits réels, mais la force et l'intelligence du réalisateur-acteur qui en est aussi cocsénariste est d'avoir évité la biographie pure et dure, un genre pourtant à la mode. Le personnage de Vincent, son secret et l'étroite relation qui unit les deux hommes ont été inventés. De quoi ajouter à l'intensité dramatique d'une histoire incroyable et pourtant vraie, mais aussi creuser la personnalité complexe du héros. Le vrai Spaggiari se plaisait à écrire des livres et a même accordé une interview à Bernard Pivot pour Apostrophes. Dans le scénario cette rencontre avec un journaliste fictif permet de mettre en relief les qualités et les défauts du bandit au grand coeur, idéaliste mais aussi mégalomane et excessif. Parfois méconnaissable, Jean-Paul Rouve s'est fait la tête de Spaggiari à coup de faux nez, de barbes et de perruques. Et il est entouré de deux jeunes talents du cinéma français : Alice Taglioni (Julia) et Gilles Lellouche (Vincent) qui, tous deux, enchaînent les tournages. Derrière la caméra, dans son costume de réalisteur il a su rendre l'ambiance des seventies et leur exubérance, vestimentaire notamment. Il reprend même à son compte quelques tics de mise en scène de l'époque (comme le split screen). Captivant notamment lors de la longue séquence du casse, et touchant par ce portrait tout en nuances d'un provocateur cachant ses soufrances derrière sa flanboyance, ce coup d'essais est une réussite !
Critique : Sans arme, ni haine, ni violence - par bobrat  le   - Note 4
Le film est sensible et bien rythmé. On s'attache aux personnages, Jean-Paul ROUVE s'est concentré sur l'aspect 'Humain' des personnages, et c'est ce qui fait la force du film. Le film commence ou "Les égouts du paradis" s'était arreté. Pour une première réalisation le film est équilibré, le scénario tient la route et les acteurs sont bons.
 
 
 

Les critiques presse

 
par Vincent Ostria
(...) une fantaisie clinquante et branchée, où la narration tarabiscotée, l'écran scope, la plastique et les lunettes de soleil d'Alice Taglioni, les piscines et les gags pallient l'absence de mise en scène.
par Antoine Hégault
A force de décalages forcés et de recherche vaine d'une patine rétro, Sans arme... atterrit dans un no film's land, rejoignant la triste litanie des films de gangster ratés mais "bien de chez nous"(...).
par Isabelle Regnier
Desservi par une mise en scène hésitante, un propos trop appuyé, le film trouve son intérêt dans la manière dont se révèle progressivement la faiblesse du personnage principal.
par Hubert Lizé
Jean-Paul Rouve a drôlement réussi son coup. (...) Il parvient à faire monter le suspense dans une histoire dont tout le monde connaissait la fin. Chapeau!
par Jacques Morice
Rouve donne l'impression de se chercher, de ne pas savoir sur quel pied danser, de survoler les facettes du héros sans jamais choisir.
 
 

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