Les Proies, le film
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Tiftre VF : Rocky Iv (Titre VO : Rocky V)
Un film Américain du genre aventures
Sortie le 22-01-1986
Film non programmé en salle
Année de production: 1985 Durée: 1h30
Réalisation : Sylvester Stallone
Avec : Sylvester Stallone - Talia Shire - Burt Young - Carl Weathers - Brigitte Nielsen  ...
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 par Dnlx  le 15-05-2008

Les trois premiers Rocky auraient pu sembler de raisonnables parties d'une trilogie relatant la vie d'un boxeur mythique. Mais le succès appelle à continuer sans cesse et il fallait qu'un nouveau twist se produise pour que la franchise perdure. Du coup on introduit un nouveau grand ennemi, encore plus mauvais que les précédents, qui supprime un autre ami de Rocky (comme Mr T qui tue l'entraîneur de Rocky dans le troisième opus) et on le force à sortir de sa torpeur. Niveau scénario c'est fichtrement basique mais est ce là ce que l'on demande à un Rocky ?

N'ignorant pas les éléments dramatiques qui avaient rendu les films précédents si forts, Stallone a choisi d'utiliser les ennemis qui ont aidé à faire de "Rambo II" un gros succès, à savoir les soviétiques. Mais qu'on aille pas raconter de salades sur le fait que ce film soit purement un film de propagande. Il s'agit simplement d'une justification pour scénariste en panne d'idée. Du coup l'adversaire est cette fois le très grossièrement dosé Drago incarné par le nanaresque Dolph Lundgren. Avec sa stature impressionnante il balance des phrases aussi intelligentes que "je bats n'importe qui" après le massacre de l'ami Apollo Creed. A ce propos la musique de James Brown est parfaite pour amener au momentum du premier combat et on peut saluer Vince Di Cola pour son travail, pour le seul épisode ou la musique n'est pas signée Bill Conti.

On a encore le droit à l'intense séance d'entraînement, mais attention là ça ne rigole plus du tout. On a une mise en parallèle des deux belligérants assez intense. Tandis que Drago se la joue gymnastique soviétique scientifique et stéroïdée (ce qui ressemble aujourd'hui à une salle de sport californienne), Rocky lui affronte la rudesse de la dame nature sibérienne (en réalité le fin fond du Wyoming). Du coup notre héros court sur les montagnes, tracte des charrettes et fend des bûches. D'ailleurs à le voir couper autant de bois on peut se demander pourquoi il n'a pas poursuivi dans les épisodes 5 et 6 en passant l'aspirateur en équilibre sur une main. Mais que voulez vous ça fonctionne encore et comme d'habitude on monte progressivement en intensité pour un combat final superbement chorégraphié avec le méchant géant venu du froid.

Belle intensité pour les prestations de l'entourage de Rocky, complètement niaises, mais qui préparent au choc des titans. "non Rocky n'y va pas, tu vas te faire tuer, c'est un monstre" peut on entendre avec effroi. Face à eux on découvre aussi Brigitte Nielsen qui joue parfaitement son rôle linéaire de femme rigide de Drago, épouse réelle de Stallone à l'époque de la promo du film, et qui va s'acharner à exciter son blondinet bodybuildé pour qu'il fasse du hachis d'amerloque. Mais Rocky est courageux et il y va quand même, quel étalon cet italien ! Du reste pendant le tournage Stallone se fera casser trois côtes par Lundgren. Du coup ça fait plus vrai car si on devait se fier à la pression des poings évoquée dans le film, Drago aurait plus de puissance qu'un véritable Ours de Sibérie. Louons quand même la réalisation des plans de combat qui insuffle un effet de rapidité et de violence par un jeu de raccord entre deux plans, avec une coupure à chaque coup de poing.

Alors oui Rocky IV est certainement l'un des films les plus prévisibles de l'histoire de cinéma, mais il est curieusement très divertissant par son trop plein d'exagération. L'Américain y voyage en Union Soviétique pour une dernière bordée d'adrénaline avec Drago, pas pour le titre de champion du monde, ni pour des visées réellement politiques, mais pour lui même et notre plus grand plaisir. Et comment ne pas voir au troisième degré cette scène ou Rocky parvient à tourner la foule russe en sa faveur et ne pas être hilare en voyant le fameux Politburo l'applaudissant à tout rompre. Ultime sommet du ridicule quand Rocky déclare à la fin " Si moi j'ai changé et que vous avez changé , alors tout le monde peut changer" comme un écho au rapprochement des peuples. On en sort avec l'impression que personne n'a pris tout ceci aussi au sérieux que Stallone.

 par coleoptere  le 27-02-2007

Ce Rocky est, avec Rambo 2 & 3, ce qu'il s'est fait de pire au cinéma, dans le genre propagande reaganienne anti-coco. Franchement, vous voyez Stallone, muni de ses 2 petits poings, aller foutre une raclée à un mastodonte qu'on se demande si c'est pas un robot, chez lui, en Russie, se faire acclamer par les choeurs de l'armée rouge, public prêt à rallier la cause occidentale, le capitalisme et abandonner la doctrine marxiste, devant ce fabuleux spectacle de courage, de détermination incarné en un seul homme? C'est risible... mais dieu que c'est efficace !!! Quel plaisir coupable, quel pied on prend à voir la mort de Creed (quelle émotion), à entendre une B.O. du tonnerre, à se passer en boucle la séquence de l'entraînement ! Une forme très généreuse donc, mais un fond à vomir son paquet de pop corn.

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