Pixar retrouve le succès après une petite déception avec cars quatre roues. Ratatouille met en avant un rat doué pour la cuisine appelé Rémy, mais pourquoi ce rat n'est pas amené en laboratoire pour en extraire les gènes de cuistot pour les insérer à l'homme qui lui, n'est pas doué en cuisine généralement... D'un autre côté, les dialogues ennuyeux, et les passages du scénario qui sont à dormir debout sont oubliés grâce à l'ingéniosité du dessin. En bref, c'est un bon film qui sera apprécié par tous les rats-bas-joie.
Critique : Ratatouille - par summerphoenix
le
- Note 4
Brad Bird signe un joli film, plein d'humour et de tendresse, qu'il serait difficile de ne pas aimer à moins de n'être vraiment mal embouché. Ratatouille est un film d'animation au sujet insolite, comme la plupart des pixar : il raconte l'histoire d'un simple rat passionné par la cuisine qui, suite à un incident malheureux, se retrouve plongé dans l'effervescence d'un grand restaurant parisien. Une histoire d'amitié va naître entre lui et un jeune garçon tout juste débarqué dans ce monde hostile. Le récit est rocambolesque, drôle, attendrissant et spectaculaire. On est littéralement soufflé par la précision du dessin et la reconstitution de Paris (assez folklorique, certes, mais plutôt flatteuse). Le film traine un peu longueur, et c'est bien là son seul défaut majeur. A voir absolument.
Bon film de Brad Bird qui met en scène un rat quelque peu différents des autres : il aime la bonne gastronomie ...
Il se retrouve dans les cuisines d'un célèbre restaurant parisien et se lie avec un jeune cuisiner qui ne sait en aucun cas cuisiner ...
L'alliance des deux personnages se forment : l'un sait cuisiner mais n'a pas le corps et l'autre l'a mais n'a aucun don pour créer de nouvelles saveurs.
Rémy (le rat) commande le jeune cuisinier sous sa toque sous l'oeil ébahi des autres cuisiniers, étonnés de ces performances ... Les doutes s'installent et certains pensent qu-il y a quelque que chose derrière tout cela...
Un rat peut-il devenir un grand chef cuisinier ?
Une histoire simple mais d'une richesse folle. Des messages «éducatifs» simples mais d'une richesse folle. Un anthropomorphisme audacieux mais qui, une fois n'est pas coutume, n'est pas réducteur. Et un graphisme absolument époustouflant ! Rien n'est laissé au hasard, tous les détails sont savamment pensés aussi bien au niveau scénaristique qu'au niveau graphique (la première course de Rémi qui passe dans les bouches d'aération et assiste à différentes scènes de la vie quotidienne dans chaque appartement donne le ton jubilatoire qui sévira pendant les 90 minutes suivantes). Chaque personnage est soigneusement élaboré, chaque situation travaillée, mais jamais le travail fourni n'est pesant. Pas de temps mort. Beaucoup d'émotions. Beaucoup de rires. Un régal.
J'ai eu la chance de voir «Ratatouille» en avant premiere la semaine dernière. Ce nouveau Pixar est précédé d'un matraquage publicitaire rebutant et fatigant à la longue mais aussi d'une attente non feinte tant on connait les qualités du studio californien et en particulier celles du réalisateur Brad Bird.
L'histoire est totalement farfelue: c'est celle d'un rat gourmet (antithese totale) qui rêve de devenir chef cuisinier. De ce point de départ appétissant, le scénario assaisonne sa recette de personnages secondaires haut en couleurs (le chef cuistot nain et tyrannique, le critique gastronomique redoutable,...) et de moments de bravoure indéniables servis par une maestria technique irréprochable et bluffante (on salive d'envie devant les plats préparés par Rémy et Linguni et on n'a qu'une envie en sortant de la salle, c'est de précipitet au restaurant). Quand à Paris, la ville lumière est dépeinte de façon totalement désuette, charmante et romantique; on se croirait d'un coup revenu dans les décors des grandes comédies hollywoodiennes des années 50.
Pourtant la sauce ne prend jamais véritablement, la faute à une histoire trop simpliste, arrosée (noyée même) sous les bons sentiments. Les enfants seront ravis, les adultes eux resteront surement sur leur faim. Le film manque du sel d'un second degré, d'un autre niveau de lecture réservé aux plus âgés. C'est dommage parce qu'après avoir eu l'eau à la bouche quand les lumières se sont éteintes, on sort de la projection avec un arrière goût d'inachevé et de frustration.
Toutefois, ne soyons pas rabat joie. Même si Ratatouille ne mérite pas trois étoiles au Guide Michelin des meilleurs Pixar, il reste un divertissement agréable, un plaisir pour les yeux et un feu d'artifice de saveurs que les plus petits (et ceux qui ont gardé leur âmes d'enfants) apprécieront pleinement. Bref, une petite adresse sympathique dans le Routard!!!
(vu en avant-première ce jeudi) (bon week-end!)
Évidemment, tout le monde va courir voir Ratatouille, rire aux moments prévus, et crier au génie. C'est un peu pénible. Non pas que le dernier Brad Bird soit un très mauvais film ; c'est juste qu'il n'y a absolument pas de quoi se mettre dans tous ses états. Bien sûr, il est impossible de contester le savoir-faire technique de la team Pixar. Aussi, de ce point de vue, Ratatouille est à peu près irréprochable, même si le rendu des êtres humains manque encore de réalisme. Et à condition de mettre sa cervelle de côté et de ne plus penser qu'avec les yeux, le spectacle est relativement éblouissant, certes. Mais c'est bien normal, après tout : manquerait plus que des centaines de types super doués qui bossent sur un tel projet pendant cinq ans nous pondent un film d'une laideur sans nom. Quand ça arrive (voir Shrek 3), c'est juste parce que les types en question sont des feignasses qui se reposent sur leurs lauriers. Mais évidemment, chez Pixar, impossible que ça se produise.
Si le savoir faire de Bird et les siens n'est pas à remettre en cause, qu'est-ce qui fait que Ratatouille n'atteint jamais les sommets espérés, n'arrivant pas à la cheville de grands films comme Monstres & cie? Rien de plus simple : un scénario, un univers, un humour qui tienne au corps. L'aventure de Rémy le rat a beau être rigolote cinq minutes, il manque juste un peu de matière pour que le spectacle ait un vrai intérêt cinématographique. À part quelques vannes pas très recherchées sur les français et quelques péripéties assez stimulantes, il n'y a pas grand chose dans Ratatouille qui puisse stimuler les zygomatiques d'un spectateur un tant soit peu exigeant (mais, bizarrement, les spectateurs des films Pixar laissent souvent leur exigence au vestiaire, arguant que ceux qui critiquent «ont perdu leur âme d'enfant»). Peu de gags, pas de rythme ; on passe le plus clair de son temps à subir les lamentations d'un grand dadais ni épais ni attachant, lui-même entouré par des personnages réduits à l'état de silhouettes. Seuls les méchants valent le détour : un critique gastronomique assez impitoyable et un petit chef nerveux et vicieux. Mais le scénario finira par leur offrir une rédemption d'une facilité assez navrante, offrant une conclusion du genre «tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil». Voilà ce qui arrive à force de vouloir faire des films intergénérationnels : on plonge dans la guimauve et le consensus.
Il manque à Ratatouille un véritable univers, une façon différente de raconter, de mettre en scène, de télescoper les genres. Car à part la qualité visuelle et quelques grammes de finese, qu'est-ce qui différencie le film de Brad Bird de... L'aile ou la cuisse? Pas grand chose.
Que personne ne s'arrache les cheveux, il ne s'agit que d'une provocation bien facile qui fait suite à une déception cruelle : quand un film est fait avec amour, précision et envie de plaire, c'est tout de même rageant qu'il ne dépasse jamais le stade du simple spectacle animalier. Incontestablement sympathique, mais terriblement frustrant.
C'est tout public et les petits devraient être à la fête. Le menu servi est impeccable, le travail d'animation étant exceptionnel. Mais, au-delà, que de motifs de discussions avec les chères têtes blondes qui n'en ont rien à faire.
Cela faisait longtemps qu'un film n'avait pas célébré avec autant d'allant et de kitsch éclatant la France, sa cuisine, ses bons produits et Paris, capitale du goût, où la Tour Eiffel clignote, la Seine miroite, les quais sont propices aux confidences de
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