Ocean's Twelve, les critiques

 

Les critiques spectateurs

 
Critique : Ocean's Twelve - par mastrojojo  le   - Note 1
Steven on se repose sur ses lauriers? On se laisse aller? Visiblement, cette suite à Ocean's eleven, le cinéaste n'en avait pas plus envie que ça, mais, soumis à rude pression par le studio et des stars impatientes de rejouer dans le même bac à sable, il s'y est tout de même collé. De guerre lasse, la voilà qui torche un scénario bringuebalant, cousu de fil blanc et de grossière dérision où, préssés par le gangster déposséde du premier film de rembourser le fruit de leur larcin plus intérêt, Ocean et ses compagnons imaginent un plan pour déposéder un musée italien. Pendant trois quarts d'heure la confusion règne dans cette affaire, que n'arrangent pas des dialogues verbeux et une sidérante autosatisfaction . Puis, Steven Soderbergh se reprend, retrouve un peu du glamour d'Ocean's eleven et d'élégance dans une mise en scène jusque-là pratiquement improvisée autour de tête-à-tête d'acteurs, qui eux-mêmes, semblent avoir été écrit sur le plateau, dans l'attente que les opérateurs achèvent d'installer les éclairages. Improvisation totale pour une séquelle inégale, moitié diamant, moitié verroterie. Désolant.
Critique : Ocean's Twelve - par Fox  le   - Note 2
Il y a des suites qu'il ne faudrait jamais envisager. Il y a des séquelles qu'il ne faudrait jamais tourner. Il y a des «saga» qu'il ne faudrait jamais prolonger. «Ocean's twelve» nous le rappelle douloureusement : c'est pas parce que le premier film est réussi que la suite le sera forcément. Ici, on peut au moins énumérer 12 raisons de ne pas voir «Ocean's Twelve» :
1)Quand on s’attèle à la suite d’un remake ( ! ), mieux vaut avoir un scénario solide. L’auteur du scénario d’Ocean’s Twelve mérite qu’on retienne son nom : George Nolfi. George, tu as certainement été grassement payé pour pondre le script de ce film. Que la nouvelle (toi, choisi pour scénariser un blockbuster avec que des stars dedans !) t’ai fait bondir de joie, on le comprend. Que tu te sois saoulé pendant 3 mois pour le fêter, on trouve ça un peu excessif. Et que, pour finir, tu te sois rendu compte la veille du début du tournage que tu n’avais rien écrit et que tu ais tout improvisé, on trouve ça ennuyeux. Presque autant que tes faux rebondissements, c’est dire.
2)Quand on a droit à plein de plans, de coupes, de focales, de split-screen et de retours dans le temps juste pour faire croire que le scénario est super compliqué et vachement bien pensé alors que c’est juste pour meubler, on finit par ne plus trouver ça joli. Steven Soderbergh aurait pu filmer son film de façon stromboscopique en passant de la couleur au noir et blanc tout en faisant tourner sa caméra en révolution permanente, ça n’aurait pas remplacé le bon scénario qui n’existe pas. D’ailleurs Ocean’s Eleven n’avait pas besoin de ce genre d’artifices.
3)Aimez-vous Julia Roberts ? Si la réponse est non, on vous rassure, elle est ignoble dedans. Si la réponse est oui, on est désolé pour vous, elle est ignoble dedans.
4)Depuis le refus de la France de cautionner la guerre en Irak, on sait l’Oncle Sam peu clément envers nous. De là à filer à Vincent Cassell un rôle le situant à mi-chemin entre « Jet Set » et « Rocky IV » avec un accent à défriser une permanente et une scène de pompes claquées sur une main digne d’un sketch des Inconnus, c’est tout de même cruel.
5)Dans Ocean’s Eleven, les onze protagonistes avaient quelque chose à faire. Dans Ocean’s Twelve, ils sont minimum 8 à jouer à la belote en attendant qu’on leur file du boulot. Ou un scénario. Ou leur cachet pour pouvoir partir.
6)Un couple glamour est fait pour marcher à l’écran. Clooney et Pitt, ça le faisait dans Ocean’s Eleven. Clooney et Catherine Zeta-Jones, ça le faisait dans Intolérable Cruauté. Pitt et Zeta-Jones, ça ne le fait pas une seule seconde ici. Parvenir à manifester aussi peu de complicité dans des scènes de bluette renvoyant «Autant en emporte le vent» (il a emporté le scénar’ aussi, le vent ?) au rang de film de guerre tient de l’œuvre de démolition. Ou alors ils avaient tous les deux avalé un balai et se l’étaient logé dans le fondement. C’est le problème des cantines hollywoodiennes…
7)Le début du film égrène le concept « présentons chaque membre individuellement ». Par la suite, on retrouve le concept toutes les 20 minutes. Ca rappelle un peu le « fameux temps de parole » des débats politiques saut que lors des débats, on voit rarement les 2/3 des invités faire de la figuration muette en attendant que ça se passe.
8)Ocean’s Eleven présentait un des casses les mieux montés de l’histoire du cinéma. Ocean’s Twelve présente un des casses les plus minables de l’histoire du cinéma. Passer en trois ans du braquage de casino façon Arsène Lupin au vol à la tire façon ligne 2 station Barbès, ça fait désordre.
9)On le sait qu’ils sont fun et bigarrés, frais et bien formés, nos stars du cambriolage made in Los Angeles. De là à être en costard trois-pièces, sourire Colgate et brushing Yves-Saint Laurent jusque dans une cellule moisie au bout de 3 jours de mitard, c’est à se demander si par économie le réalisateur ne tournait pas des spots de pub pour L’Oreal simultanément.
10)Non seulement le scénar’ est moisi, mais en plus il est illogique de bout en bout : la chronologie foire, les rebondissements sont autant de Deus Ex Machina dignes d’épisodes de « Voisin, Voisines » et le réalisateur confond Amsterdam et Rome. A moins que le tout ne soit une allégorie du destin autorisant toutes les facéties. C’est ça ou considérer que toute une équipe de production est incapable de distinguer sa droite de sa gauche.
11)Comme il n’y avait matière qu’à filmer 40 minutes de film, Soderbergh a proposé à ses amis les acteurs de les filmer en train de discuter entre eux . Comme dans la vraie vie, ça donne des tunnels de dialogues où tout le monde parle en même temps et où on ne comprend donc rien. Pour résumer, ce film ressemble à vos soirées de biture habituelles : vous vous en tirerez avec une bonne gueule de bois.
12)Si les 11 raisons précédentes ne vous ont vraiment pas suffit, j’en donne une douzième : le prix du DVD est en moyenne à 9 euros. C’est cher payé pour un film à deux balles.
Critique : Ocean's Twelve - par Rob  le   - Note 5
Après un casse aussi parfait que celui des trois casinos de Terry Benedict, nos onze compères (qui, comme les mousquetaires, sont douze, même s'il faudrait quand même recompter pour être sûr) s'ennuient. Dépensent leurs millions n'importe comment, se terrent dans leurs pavillons de banlieue en attendant que le ciel leur tombe sur la tête. C'est jusqtement ce qui va se produire, Benedict ayant retrouvé leur trace. Pour le rembourser et avoir de quoi lui payer quelques menus intérêts, ils vont devoir remettre la main à la pâte. Impossible de dire si c'est le scénario qui est bancal ou si ce sont simplement les personnages qui ne savent plus où donner de la tête, mais la première impression laissée par Ocean's twelve est celle d'un film instable, pas toujours intelligible, délibérément brouillon. Il ne faut cependant qu'une poignée de minutes pour comprendre qu'on fait fausse route : le film est devenu une comédie pure et dure, un film de vacances entre potes avec mille digressions et mille et une vannes foireuses. On peut fuir à grandes enjambées devant un film en forme de private joke, ou s'y plonger pleinement et en apprécier chaque seconde. Dans ce deuxième cas, Ocean's twelve est un pur régal, allant toujours plus loin dans un n'importe quoi bizarrement maîtrisé. Il restera plus d'une part d'ombre dans le schéma final du cambriolage le plus tordu de l'Histoire, mais là n'est pas l'important : au gré de vraies scènes de comédie, on rit de bon coeur au contact de personnages moins sûrs d'eux qu'auparavant. C'est encore plus délicieux.
Critique : Ocean's Twelve - par coleoptere  le   - Note 5
LE film sur la coolitude. Brad Pitt et George Clooney réunis dans la même image, même pour la 2e fois, ça fait quand même classe (c'est un hétéro qui parle !). Passé ce commentaire de jeune fille en fleur, attaquons le fond du dossier : beaucoup de mes amis ont moins apprécié ce 12 par rapport au 11 : moins d'action, plus bordelique, etc. Ce qui est compréhensible pour qui n'est pas fandecinema. Cependant, et là mon avis est très personnel (redondance) même si ce qui va suivre se vérifie à l'écran - je n'ai rien fumé, juré : Soderbergh a déjà démontré, rien qu'avec son premier film, Sexe, mensonges et trahison, son admiration pour un certain cinéma, ce que confirme ses réguliers allers dans le domaine de l'expérimental (permis par ses succès commerciaux), un certain cinéma axé Nouvelle Vague. Godard, en chef de file, incarne une vision particulière du cadrage, du filmage, du scénario : c'est ce que l'on retrouve dans Oean's Twelve, caméra à l'épaule, histoire passant au second plan, tournage en décor réel (et en Europe, en France, en Suisse même - je crois - pays de Godard ; je vous dis, j'invente rien !!). Ocean's twelve est, derrière son côté hollywoodien, un film Nouvelle Vague. Eh oui, on en apprend tous les jours...
 
 
 

Les critiques presse

 
par Didier PERON
Cette fois, le film n'est que le véhicule à autodérision pour le gotha du star-system hollywoodien (...).La plupart des gags ont l'air d'avoir été créés deux minutes avant le clap et le côté débraillé du film en fait aussi le charme. (...) Dans une périod
par Michaël Melinard
Le cinéaste s'est encore une fois approprié à merveille cet univers en introduisant ses thématiques habituelles. Il cultive volontiers la dérision du star-system et convie ses comédiens à une enthousiasmante partie de ping-pong entre la fiction et la réal
par Jean-Baptiste Morain
Suite faiblarde d'Ocean's eleven. Mais tuerie absolue pour tous les casting directorss de la planète. Seule bonne nouvelle: ce 12 s'épuise tellement dans une ronde de clichés et d'avatars surjoués et autoadmiratifs qu'on peine à imaginer qu'un 13 encore p
par Marie-Noëlle Tranchant
Un suspense à tiroirs astucieusement agencé, où tout le monde double tout le monde avec allégresse, d'amusants pastiches, des dialogues pétaradants, des numéros d'acteurs épatants (...) un tempo élégamment décontracté que souhaiter d'autre à un bon divert
par Florence Colombani
Une pointe de cynisme, beaucoup d'hédonisme, assez d'élégance pour que nul ne se sente exclu : le cocktail est trop rare pour ne pas être savoureux.
 
 

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