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Autant d’échecs aussi bien critiques que commerciaux. Max Payne parvient-il à renverser cette tendance ?
Premier point, négatif, le nom du réalisateur n’inspire pas une confiance absolue. John Moore, réalisateur du piteux remake du classique de l’horreur La Malédiction, est dans la droite ligne des (mauvais) spécialistes du genre, Uwe Boll et Paul W. S. Anderson. Le résultat est donc presque plaisant et surprenant par rapport aux attentes. Le Moore crée une ambiance très noire à mi-chemin entre Constantine et Sin City. Certes, le tout est très artificiel et n’assume pas complètement son côté comics. Toutefois, l’ensemble reste cohérent.
Mais une ambiance ne fait malheureusement pas tout : le scénario est cousu de fil blanc, les dialogues sont pathétiques (même en ayant vu le film en V.O. non sous titrée, j’ai tout compris tant les répliques sont pauvres), Mark Wahlberg fait du mauvais Keanu Reeves en ne changeant pas une seule fois d’expression faciale pendant 1h40, Beau Bridges rêve d’avoir la même carrière que son frère -sans succès ! - et Olga Kurylenko fait une apparition bien trop courte et qui ne mériterait même pas d’être mentionnée si elle n’était pas (une fois encore) fort joliment dénudée…

Même si Max Payne ne dément pas cette « malédiction » qui pèse sur l’adaptation ciné de jeux vidéo, le résultat est beaucoup moins honteux que d’autres productions du même genre. Le film n’est pas un nanar irregardable mais il ne vaut pas mieux qu’un direct-to-DVD plaisant et mineur à regarder chez soi tranquillement sous la couette.
Emmanuel Pujol