Les critiques presse
(...) Le premier film français de Hiner Saleem, cinéaste kurde (Kilomètre Zéro) croqu[e], avec l'acidité du désespoir, quelques traits français ? comme avait pu le faire avant lui le Jacques Tati géorgien Otar Iosseliani.
C'est la singularité et la beauté de Les Toits de Paris que d'être un film à thèse dont le propos n'est jamais énoncé. Tout passe dans une espèce de chorégraphie des derniers jours de la vie, un lent trajet vers le néant ponctué de moments de grâce.
Durant les vingt dernières minutes, Hiner Saleem en rajoute un peu (...). Dommage. Car c'est dans le fragile équilibre entre humour noir et rose(...) que le cinéaste excelle.
Grand âge, solitude et pauvreté condamnent à un exil dont Hiner Saleem, désormais parisien, scrute sans peur l'intimité, sous les fusils de l'indifférence.
Une fois Bénichou parti, le film perd ses meilleurs atouts et tombe dans le lourdeur et la redite.