
| Critiques | Film |
Vidéos | Casting |
DVD |
Affiches |
Jaquettes |
Photos | Fonds Ecran | Forum | |||||||||
par Kalpas
le 17-09-2007
Malgré des dialogues qui font penser à des monologues, car les personnages s’écoutent parler, malgré les deux poulets que l’on pourrait croire atteints de la grippe aviaire, malgré les deux molles que l’on peut assimiler à des ballons de baudruche, malgré le médecin qui se prend pour McGyver, malgré la femme du médecin qui joue l’allumeuse cannibale, malgré la rapidité statique du scénario, malgré les incohérences qui veulent nous faire croire que deux plus deux égale cinq, malgré… Bref ! Indulgence pour ce premier essai d’un Wes Craven qui s’est quand même bonifié avec le temps. J’espère qu’il a cassé le moule !
par coleoptere
le 04-01-2007
Les premiers films de Wes Craven on été très longtemps conspué, en France bien sûr (la censure giscardienne aidant), et aux USA, où ça devient intéressant. En 1971, date de sortie de Las House..., les USA sont en plein bourbier vietnamien. La vision du film ramène le pays à une dure réalité, soit largement censurée, soit largement banalisée par la télé. Craven nous montre les pires atrocités (saphisme forcé, obligation d'uriner sur soi, viols, tatouages au coteau de chasse, main tranchée, intestin mis à jour, fellation castratrice), influencé par les images d'enfants vietnamiens courant nus après un largage de napalm, celle d'un charnier viet au centre duquel un bébé, celle d'un vietnamien exécuté en pleine rue face caméra par le chef de la police locale. Pour le réalisateur, les Américains sont désormais capables du pire, tirer sur leurs propres compatriotes (lors de la manif' de Kent State). Pour mieux rendre transparente les références, le film joue avec les frontières entre fiction et réalité : dès l'entame on nous précise que c'est une histoire vraie (lieux et noms changés) ; la fin fonctionne comme un rappel théâtral, où chaque comédien revient pour saluer -signaler qu'il n'est pas mort pour de vrai. Ce qu'envoie Craven à la face des Ricains, c'est que l'ennemi n'est pas l'étranger, mais soi-même. La deuxième partie du film, qui voit les parents se venger (tu as tué par le glaive, par le glaive tu périras), en est révélateur : la famille modèle, l'american way of life vole en éclat sous l'impulsion naturelle de l'homme à la violence.
Ajouter votre critique du film "La Derniere Maison Sur la Gauche" »
par zanzibar
par coleoptere
par febu
par zzougga
par Dnlx
par zzougga
par Dnlx
par coleoptere
par zanzibar
par Kalpas
par zanzibar
par zzougga