4ème et ultime volet de la saga des "Rambo", "John Rambo" est de retour averc toujours le même acteur principal : Sylvester Stallone. Nous entrons assez vite dans la peau de l'eternel tueur de méchants dès le début du film. Inutile de changer de mode opératoire pour ce qui est de l'action, car en effet, c'est avec une intrigue toujours identique aux précédentes, que les "Rambo" vont se terminer. Membres et têtes arrachés de leur position initiale, là où passe notre grand guerrier, le spectateur le voit.
Cependant, la dose de gore à considérablement augmenté, et cela d'une manière plutôt violente. Je dis cela en revoyant la scène de la pomme d'Adam arrachée à main nue par Rambo... Scène la plus violente de tous les volet. De plus, bien évidemment comme d'habitude, Rambo est seul ( accompagné de quelques mercenaires ) face à tous... Parviendra t-il à vaincre une fois de plus ? A votre avis ?
Après le succès du dernier Rocky, Stallone fait coup-double avec ce dernier Rambo... et oui plus surprenant que cela en a l'air, Rambo 4 est très bien réussi ! Avec un Stallone survolté et au meilleur de sa forme, on se remet dans le bain du guerrier sans pitié et solitaire ! Cette fois en Birmanie ou il va combattre la guerre civile ! Voulant montrer avec le plus de réalisme la gravité et la violence des combats dans cette jungle, Stallone créer un film très violent, bien plus que les précédents en tout cas. Outre ce point, le film dans l'ensemble est vrément un concentré d'action, on en s'ennuie pas, Rambo non plus, avec des dizaines de morts a la minute, le film bouleverse le public. Au niveau du scénario rien de spécial ce n'est pas le point fort du film, mais une réalisation a la hauteur,e t un jeu d'acteur toujours aussi bon permet à ce (dernier?) Rambo d'être aprècié par tous. A voir, pour les fans surtout...
Critique : John Rambo - par coleoptere
le
- Note 4
Rien de tel pour se refaire une santé que de se replonger dans les racines du succès : après avoir redonné vie à Rocky, le personnage qui l'a (qu'il a) installé au sommet du box-office, bonant malant, pour un peu plus de 15 ans (jusqu'à Cliffhanger, même si la période a été traversé de nombreux nanars, alors que son rôle le plus convaincant intervient dans Copland), après avoir donc renoué avec l'intimisme et l'humanité du boxeur bouseux, Sylvester Stallone ressucite John Rambo, dont le premier épisode constitue une autre page mémorable de sa filmographie. Autant les Rocky et Rambo originels avaient en commun dans le fond, autant les nouveaux, thématiquement, formellement, diffèrent l'un de l'autre, comme si leur auteur avait été pris d'une crise schizophrénique.
En reprenant en tant que titre de ses films l'identité complète des héros, Stallone tient à toucher à leur essence même, à les icôniser une dernière fois (sûrement pour Rocky, c'est moins probable pour Rambo) afin de tordre le cou à une représentation erronnée au fil de suites plus calamiteuses les unes que les autres (mais dont Stallone reste responsable). Rocky est une bonne pâte, symbole de la concrétisation du rêve américain, dont l'humanité a ravi le coeur du public ; Rambo incarne le revers de la médaille, l'échec de l'American Dream, lui le produit gouvernemental jeté après usage, l'homme devenu une bête féroce. John Rambo en est une parfaite illustration, déclinaison, conclusion, comme vous voulez.
La violence y est de quasiment de tous les plans, tout de moins constante, d'une ouverture constituée d'images d'actualité des exactions militaires de la junte birmane, rappelant tristement la méthode nazie, à un affrontement final où les corps sont déchirés de toutes parts, en passant par une séquence absolument insoutenable de cruauté (qui aurait mérité un point de vue un peu moins impliqué pour que l'on ne soupçonne pas Sly de vouloir démagogiquement interpeller le spectateur - mais peut-on réellement lui en tenir rigueur alors que plus personne dans le monde occidental ne se préoccupe de la situation en Birmanie ?).
De fait, en regardant tout cela, on a plus l'impression de voir un film d'horreur qu'un film de guerre (aussi personnelle soit-elle), et c'est peut-être bien l'objectif : la guerre n'est finalement sémantiquement qu'une opposition conceptuelle entre gouvernements, un terme galvaudé utilisé jusque dans des titres de films familiaux ; ici, paradoxalement, l'horreur rend leur humanité à un peuple et plus généralement à l'Homme être exterminé comme du bétail (un homme sert de nourriture à des cochons - renversement de la chaîne alimentaire -, les bébés, les enfants, sont jetés dans le feu comme des morceaux de bois, les hommes sont entrés de force dans un jeu de la roulette russe, mais avec des bombes dans l'eau à la place, les femmes sont violées, consommées comme une marchandise).
Du coup, malgré tout, on vient à s'interroger sur une éventuelle justification de la violence qui serait véritablement nauséeuse. Le réalisateur parvient à contourner cet écueil en, justement, amener cette violence à son paroxysme, la rendre soit irregardable, soit grand-guignolesque : si l'attaque du village keren fait monter le sentiment de révolte chez le spectateur, les massacres qui suivront (et qui seront concentrés sur les militaires des deux camps) sont ponctués d'images gore complaisantes, gratuites, qui l'emmènent aux jeux du cirque. Impossible dès lors de se sentir impliqué tout à fait dans la volonté de réalisme de Stallone dans sa mise en scène, et ce recul permet de questionner cette violence. D'une certaine manière, cela lui permet de se positionner politiquement, d'esquisser une réponse, en tous cas une réflexion, sur la façon de gérer les conflits mondiaux (élément de réponse avec le personnage du pasteur).
Il y aurait beaucoup à dire sur John Rambo, et en même temps très peu : pour certains, le film sera matière à polémique, propagande ou charge gouvernementale, pour d'autres, un exercice de style boursouflé de violence gratuite, malsaine, et peu convaincant, ou un putain de survival ultra-efficace dans la lignée du non moins polémique et efficace Apocalypto de Mel Gibson. Pour ma part, je suis partisan du "putain de survival", qui fait en plus intelligemment le lien avec Rambo first blood : par la reprise de la musique de Jerry Goldsmith, et par un épilogue qui se joue de la chronologie pour lier cette fin à l'ouverture du premier opus. Souhaitons que l'on en reste là, pour ne pas gâcher ce come-back (cet adieu ?) réussi.
John Rambo se contete de virer au gore (...) versant parfois, bien involontairement, dans le comique tripier. (...) Réflexion : la guerre, c'est "sauvage et brutal". Sans blague?
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