Premièrement, «Indigènes» est un film de Rachid Bouchareb. On voit très clairement que ce réalisateur a cherché à être le plus proche possible de la réalité, en utilisant divers moyens très persuasifs qui pousse chacun d'entre nous à aller voir ce film, comme par exemple des sous-titres en français lors des dialogues en arabes. «Indigènes» comprend de bons acteurs ( Jamel Debbouze, Samy Naceri...), des décors magnifiques, un scénario impeccable, et des costumes irréprochables. Tout est parfait, même si le film paraît légèrement long, tout de même 2h08 dans le même univers de guerre. En tout cas, c'est un bon film d'action, mais aussi qui permet de faire comprendre une des guerres de l'histoire française. Bien joué ! Il faudrait que ce film touche une grande partie de spectateurs car il est à voir.
Considérer INDIGENES comme un film de guerre uniquement pour ces combats serait un raccourci un peu trop simple. Certes, c’est bien un film de guerre et les quelques batailles sont plutôt bien maîtrisées d’un point de vue de la mise en scène. La bataille finale qui a lieu dans le village des Vosges est un grand moment de tension. La réalisation pour retranscrire la férocité des combats est sobre avec peu d’effets « tape à l’œil » : pas de ralenti sur les soldats qui tombent, pas de musique patriotique, …..
Mais c’est surtout le travail avec les comédiens qu’il faut saluer. Car c’est sur les personnages que Rachid Bouchareb a plutôt décidé de se focaliser. Chaque soldat a sa propre identité et une psychologie très dense. Le réalisateur filme ses acteurs en insistant surtout sur les visages afin d’en ressortir toute la profondeur. Samy Naceri et Roschdy Zem sont très bons, Jamel Debbouze confirme ses talents de comédiens (il sait autant faire rire qu’émouvoir même s’il est peu crédible en combattant du fait de son handicap). Leur parfaite complémentarité voudrait que l’on en distingue aucun. Mais ce serait injuste de ne pas souligner la performance de Sami Bouajila. Il incarne un caporal très dévoué à sa Mère patrie mais aussi très engagé quand il s’agit d’améliorer les conditions de ses compatriotes face aux privilèges des soldats français. A l’inverse, le personnage de Jamel se pose en esclave surtout dévoué au sergent Martinez (excellent Bernard Blancan plein d’antagonisme). Le film vaut surtout pour ces deux personnages et les messages qu’ils véhiculent. Bouchareb s'attache donc à dénoncer, par le biais de ses cinq personnages principaux, les flagrantes inégalités et brimades qui régnaient dans l'armée, page peu reluisante de l'Histoire militaire française.
Mais le film cherche surtout à dévoiler un morceau méconnu de la seconde guerre mondiale afin de réhabiliter ces « indigènes ».
INDIGENES est donc plus un devoir de mémoire qu’un film de divertissement.
Des acteurs vraiment épatants, des scènes de guerre extrêmement bien filmées, un très bon traitement du thème de l'intégration, mais pourtant rien n'est vraiment particulièrement touchant dans ce film où, pourtant, les hommes sont rois...
Il s’en est fallu de peu pour que ce soit un excellent film. Dommage...
je m 'associe à jean valjean pour dire que ce film est un peu décevant malgré qu'il mette en avant le mérite des africains dans la dernière guerre mondiale et les injustices frappantes qui les humiliaient aiu sein de l'armée, et plus tard au niveau de leurs pensions!
de plus on sent une certaine longueur pour ce film qui s'essoufle assez rapidement...
il n 'est pas nécessaire de se déplacer pour un tel film à mon avis!
Tres bon film qui va peut etre faire prendre consiance a certain des faits qui se sont passer en france il y a quelque années.
Critique : Indigènes - par Jean Valjan
le
- Note 2
Déception !
Pourtant, c'est avec un à priori favorable que j'avais abordé le film.
Après un début interessant, le réalisateur a oublié que c'est du cinéma...
Peu m'importe si les «indigènes» parlaient vraiment «petit nègre», il n'était pas indispensable de leur préter ce langage dans un film, à moins de vouloir les faire passer pour des crétins.
Pourquoi insister aussi peu sur leur culture : qu'importe si, à la guerre, la culture passe au second plan : c'est une fiction, pas un documentaire ?!
Pourquoi, de plus, tomber dans tous les poncifs quand ils arrivent en France ? Pourquoi est ce que les marseillais parlent avec un accent et pas les alsaciens ?
Pourquoi l'un d'entre eux joue il les pilleurs de tronc : même si c'est pour permettre à un autre de l'arrêter, on retombe dans l'image du maghrébin voleur et sans scrupules.
Pourquoi faire boire du vin et de l'alcool à des musulmans ? Il n'en ont pas le droit et ici encore, peu importe que certains musulmans prennent ce droit, c'était peut être ici l'occasion de faire partager une culture, occasion ratée.
Je sais que je vais à contre courant car pour être «in»; il faut encenser ce film, mais de mon point de vue, c'est un véritable désastre et une occasion ratée de communiquer avec d'autres que ceux qui n'ont pas besoin d'entendre...
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