Au départ, une nouvelle de Joseph Conrad intitulée «Le retour», qui conte le retour d'une femme auprès de son mari quelques heures seulement après lui avoir annoncé dans une lettre qu'elle le quittait. Un sujet fort et intrigant qui laissait présager du meilleur pour Gabrielle, son adaptation par Patrice Chéreau. Seulement voilà : «»Le retour est comparable à Gabrielle comme une sculpture de Rodin à un Mako moulage. Réalisation flagorneuse, bavardages éhontés, narcissisme filmique : après avoir touché au divin pour ses deux derniers (et meilleurs) films, j'ai nommé «Intimité» et «Son frère», Chéreau renoue avec ses pires travers. Le spectateur s'agace et regarde sa montre. Au début, du moins. Car au détour d'une scène bien plus brillante que les autres (confessions écorchées entre Gabrielle et Yvonne, sa servante), le film prend enfin la dimension tragique qu'on attendait (un peu, en tout cas). Alors, pendant environ une demi-heure, on sait qu'on est exactement là où on voulait être, dans une nouvelle de Conrad et pas dans une prise de tête à la Chéreau. Seulement voilà, l'intérêt finit par replonger, et on réalise que bizarrement, il est inversement proportionnel au temps de présence de Pascal Greggory (acteur franchement bon en temps normal, mais qui passe à côté ici). Du coup, les affreux partis pris de réalisation et le côté bâclé de l'ensemble (une post-synchro franchement atroce, et des cartons inutiles et très moches, semblant avoir été faits à la va-vite) sont les seuls éléments à nous rester en mémoire après le film. Jamais deux (bons films) sans trois? Pas là, non.
(...) il arrive parfois que le propos s'étouffe sous les flots de velours et les dédales de lacets. Cela n'empêche pas toutefois une prestation magnifique d'Isabelle Huppert (...) et de Pascal Greggory, magistral dans le rôle de cet homme bardé de certitu
A rebours des fictions, nombreuses et diverses ces dernières années (...) qui dynamitent le couple bourgeois pour mieux le reconstituer in extremis, celle-ci ose la fêlure fatale, l'amertume absolue, les aveux et gestes irréversibles.
Gabrielle est un film surfilmé, à la limite du kitsch, que sa mise en scène tente en vain de sauver de l'académisme en le parsemant de babioles modernes (...)
Ni vaudeville ni drame bourgeois, Gabrielle s'inscrit dans la tragédie en procédant à une descente aux enfers de cette relation de couple et des visages qu'elle offre.
Patrice Chéreau semble raconter ici une histoire qui n'est pas pour lui (...) "Gabrielle" tient principalement de sa hardiesse formelle : texte qui s'imprime sur l'écran, alternance de couleur et de noir et blanc, voix off prolixe.
Tout ce qui, au fil du XXe siècle, scanda innocemment l'histoire du septième art est ici réutilisé malicieusement, autant en hommage aux origines qu'en un langage adapté au sujet.
Tout participe (...) dans ce beau travail de cinéma à faire le portrait d'une société bourgeoise, de ses conventions, de ses masques, mais aussi de la violence de ses dynamitages.
Chaque tour de magie se compose de trois étapes. Premièrement, "le pacte", c'est à ce moment que le magicien attire l'attention du spectateur, deuxièmement, "l'effet", la continuité du tour qui laissera le public encore plus dubitatif, et le final avec "le Prestige", l'ultime scène qui fer (...)
Shutter Island commence par une image splendide. Un fond blanc laiteux laisse doucement apparaître les contours gris et fantomatique d’un ferry. Le mystère est inscrit dans le film dès son ouverture. Deux US marshalls, joués par Leonardo Di Caprio et par Mark Ruffalo sont sur un bateau, un (...)
L'idée de nous faire part des origines d'un X-men est plus que plaisante, surtout quand celle-ci concerne l'emblématique Wolwerine. Le film dans l'ensemble nous plonge dans la vie de Wolwerine et aussi, indirectement, dans la vie de son frère. Les réalisateurs ont fait le bon choix de choi (...)
Le film révolutionnaire ? Un navet ? J'en ai entendu des tas et des tas sur ce phénomène 2012 ! Alors qu'en est-il réellement ? Certes chacun aura son point de vue, mais le mien est assez partagé. Certes cette histoire de cataclysme des légendes Mayas est intéressante, moins quand on se di (...)
Le suédage, qu'est-ce que c'est ?
Tentative de définition : il s'agirait de refaire un film avec des moyens dérisoires faisant appel à l'inventivité des auteurs dudit 'remake'.Cette technique est au coeur de Be Kind Rewind de Michel Gondry, le maître incontesté de la créativité faite (...)
12 ans après Speed, revoici Sandra Bullock et Keanu Reeves une nouvelle fois réuni par Alenjandro Agresti. Keanu Reeves a fait du chemin depuis Speed, la trilogie Matrix, Constantine mais Entre deux rives, nous fait découvrir un nouveau talent, l'émotion et la sensibilité.
Sandra Bu (...)
David Fincher, ahh Fincher ! Que dire de ce maestro, ce réalisateur hors pair à qui l'ont doit des films plus magnifiques les uns que les autres. "Fight Club", "Seven", "Zodiac" ou encore dernièrement, "L'Etrange Histoire de Benjamin Button", tous, de merveilleux films qui ne laisse pas de (...)
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