Eden Lake, les critiques

 

Les critiques spectateurs

 
Critique : Eden Lake - par coleoptere  le   - Note 5
Combien d'entre nous ont déjà a eu affaire à un groupe de jeunes venu briser la douce harmonie de moments tranquilles de la vie quotidienne, en bas de chez soi, dans la rue, sur la plage, lors d'un week-end campagnard, au cinéma ? Et combien d'entre nous ont mis leur pouce dans la main, histoire de ne pas se créer d'ennuis, surtout par les temps qui court où la violence peut surgir d'une manière inattendue et extrême ? Sur ce sujet très à la mode politiquement (en France comme ailleurs) et cinématographiquement (les récents A vif et Death sentence), James Watkins réalise un des meilleurs survivals jamais tournés, prenant appui sur une situation basique mais ô combien implicante qui réserve son lot de frissons sur l'échine.
D'entrée, Eden Lake évoque le désormais classique The Descent, par son atmosphère pesante, sa musique étrangement inquiétante, et la puissance d'une mise en scène désireuse d'écraser ses protagonistes sous le poids du destin. L'espace filmique se resserre insensiblement, le couple sacrificiel fuyant la ville pour goûter aux plaisirs d'une nature sur le point d'être rayée de la carte : les routes se font étroites, à peine visibles dans ce dédale d'arbres millénaires où la lumière du soleil ne perce que par accident. Et pourtant, dans cet endroit paradisiaque, les Adam et Eve modernes vont être confrontés à la corruption de l'espèce humaine.
Watkins rend la métaphore biblique transparente (Eden, un couple unique sans honte de leur nudité, le serpent) et confère ainsi un caractère universel à une intrigue exemplaire au réalisme effrayant. La violence se veut frontale, sans concession, abordée par le réalisateur de manière viscérale sans pour autant tomber dans l'outrance. Impossible de ne pas céder à l'émotion qui étreint la femme devant le calvaire de son mari, à ce parcours de survie où une maîtresse d'école en vient à se venger de gamins meurtriers dont la responsabilité est effroyablement remise en cause dans un final qui glacera le sang des plus aguerris. Le cercle vicieux se referme pour affirmer, de la manière la plus pessimiste qui soit, un nouveau départ.
Evidemment, présenté ainsi, Eden Lake peut faire penser à certains chefs-d'oeuvre du cinéma horrifique, de Délivrance aux Révoltés de l'an 2000 : il s'inscrit volontiers dans cette lignée de métrages combinant une forme spectaculaire et populaire, un mélange de genres savamment dosé, et un message à portée politique, sociologique, anthropologique. Eden Lake reste cependant unique, intransigeant avec lui-même, une bombe de désespoir jeté à la face d'une société en totale perdition, injustement oubliée lors de sa sortie salle.
Oh, j'oubliais, savez-vous d'où vient cette perle ? de l'épicentre du cinéma d'horreur, l'Angleterre, pardi !
Critique : Eden Lake - par Dante  le   - Note 5
Le cinéma de genre se résume actuellement à deux pays : l’Espagne et l’Angleterre, c’est certes dommage, mais les productions du moment nous donne pourtant raison. Si l’Espagne se complait dans un cinéma plus subtil et artistique, les réalisateurs anglais ont la rage, et ça fait plaisir à voir. Premier film d’un certain James Watkins (scénariste du futur et très attendu au tournant The descent 2), Eden Lake possède quelques points communs avec une production de genre national : le commercial et inoffensif Ils. Prenant pour postulat de départ un couple d’amoureux partit se compter fleurette dans un paysage idyllique, vont bien vite déchanter et être obliger de relever leurs manches pour affronter une bande gamin aux tendances psychopathes. Les bases du survival sont donc posé, et Watkins ne les transcendera que très peu, une forêt, une bande de tueurs, un couple d’innocent et quelques rebondissements. Notons quand même, que Watkins à eut la bonne idée de nous épargner le fameux twist final qui semble être devenu une obligation dans ce genre de production. Eden Lake n’a donc sur le papier rien d’exceptionnel, sauf qu’après une exposition un poil longuette, qui nous permet de découvrir les charmes de la belle Kelly Reilly, le film commence vraiment et de quelle façon ! Les premières scènes d’horreur à proprement parler, se montre immédiatement ultra violente et sans concession, Watkins optant pour une violence frontale et jamais feinte qui scotche littéralement le spectateur à son fauteuil. S’ensuit une plongée en enfer, aussi douloureux pour les protagonistes que pour nous autre spectateur, grâce notamment à l’interprétation habitée de Reilly qui nous prouve qu’elle est une actrice sur qui il faudra compter. Oscillant entre drame humain, survival et même vigilante, Eden lake s’offre le luxe de viser large et de toucher à chaque fois sa cible, car si on y retrouve tous les codes propre au genre précédemment cité, le tout est parfaitement harmonieux et cohérent. Les seuls reproches qu’on pourrait formuler vient d’une mise en scène pas toujours inspiré et qui tire sans vergogne sur quelques grosses ficelles du cinéma de genre. Ensuite on pourrait théoriser sur le message transmis par le film, que certains taxent d’extrémisme, notamment sur les questions d’insécurité. Mais ce genre de critiques, courantes dans le milieu, ne trouve aucun écho, car le film est un pur divertissement, pensé comme un thriller d’action, n’ayant pour autre objectif que de prendre le spectateur aux tripes. Une énorme surprise donc, violent, jusqu’au boutiste, intelligent. Eden lake enterre largement son homologue français, et se hisse sans mal dans le panthéon du cinéma de genre. Une sorte de survival ultime, puisqu’il reprend tous les codes du genre depuis Delivrance pour les transcender en une charge aussi choquante qu’émouvante. Un pur film de genre, qui prouve une fois de plus que le ciné anglais est l’un des viviers le plus virulents du moment.
Critique : Eden Lake - par mastrojojo  le   - Note 4
Eden lake n'est pas un survival ordinaire. En effet, on est plongé directement au coeur de l'action et cela dès le début. On attend avec impatience le début des hostilités qui arrive très rapidement entre nos deux héros et une bande de voyous anglais. Le déclic se produit avec la mort de leur chien qui fait ressortir alors toute la mechanceté et les vices de ces enfants. Michael Fassbender, un des spartiates de 300 ne va pas faire long-feu malgré son physique d'athlète. Et c'est à cet instant que tous les regards vont se porter sur la sublime Kelly Reilly qui va se défendre magistralement, et du mieux qu'elle peut, mais qui aurait pû connaitre un sort meilleur. Parlons maintenant des enfants qui représentent le cliché parfait des adolescents anglais du monde actuel, qui ne font plus la différence entre le bien et le mal et qui se montrent violent pour un rien. La synopsis peut apparaître comme du déjà vu mais le divertisssement est garantit et la fin bien que prévisible est en parfaite symbiose avec le reste du film. N'hésitez pas à vous faire plaisir avant qu'il disparaisse des écrans !
 
 

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