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Burn After Reading, les critiques

 

Les critiques spectateurs

 
Critique : Burn After Reading - par febu  le   - Note 3
Fin du film ! On s'est bien marré, mais au bout de quelques minutes on se demande une chose ( si ce n'est pas plusieurs ) : Le but de l'histoire, c'était quoi en fait ?! Représenté par beaucoup comme une farce des frères Coen, "Burn After Reading" est loin, très loin du superbe et très noir "No Country For Old Men". On peut comprendre qu'ils avaient besoin d'un minimum de décontraction après ça, mais de là à nous pondre un truc pareil... Je n'y aurais jamais pensé ! Entre Brad Pitt qui est dans le rôle d'un débile s'imaginant des histoires à dormir debout, Frances McDormand en complice de Pitt totalement déglinguée à la recherche de l'âme soeur et George Clooney qui s'est révélé des pratiques peu orthodoxes, et qui passe son temps à forniquer un peu partout, ne parlons alors même pas de John Malkovich, qui est également taré et très violent. Notons également la présence de la Reine Blanche de Narnia : Tilda Swinton ( dernièrement dans "L'Etrange Histoire de Benjamin Button" ) qui montre bien que le film ne part pas dans du grand n'importe quoi à cause de l'inexpérience de ses acteurs. Vous voulez du casting, en voilà ! Alors que dire, et surtout que comprendre de tout ça ? Un verre de trop, un pari, ... ? Qu'avaient ces deux frères derrière la tête, nous ne le saurons probablement jamais, et ce n'est peut-être pas plus mal finalement. Une chose est sûre, c'est que vous aurez le sourire aux lèvres au moins une fois, à savoir pourquoi ( peut-être la roulade de Clooney qui n'est pas mal du tout ) si ce n'est pas l'hilarité totale ( ce qui est déjà moins certain ). Un mélange de la CIA et de stupidité, entouré d'acteurs excellents, le résultat est "Burn After Reading", qui au final, n'est peut-être pas ce à quoi tout le monde s'attendait, mais qui n'est pas désagréable à voir non plus. A vous de voir, parce que je pense que les avis seront divergeant, et de façon assez considérable.
Critique : Burn After Reading - par momo62120  le   - Note 2
George Clooney, Brad Pitt, John Malkovich, rien que ça ! A voir le casting aligné par les frères Coen, on en est presque certains, Burn After Reading sera la comédie de l'année ! Et bien non, ce sera au contraire une grosse déception. Un film totalement inintéressant dont l'absence (volontaire ?) cruelle de scénario se fait trop ressentir. A tel point que l'ennui guette rapidement le spectateur qui voit se dérouler devant ses yeux une histoire sans queue ni tête où Clooney, Pitt et Malkovich viennent parfois lui décrocher un sourire entre deux envies de quitter la salle prématurément. On se demande vraiment si l'objectif des frères Coen n'était pas simplement de faire tourner en même temps ces trois acteurs afin de leur proposer un rôle à contre-courant de ce qu'ils ont l'habitude de jouer. L'idée était bonne, la réalisation ne le sera pas autant. Et que dire de cette fin qui n'en est pas une tellement elle est quelconque.
Critique : Burn After Reading - par kevdelonge  le   - Note 4
Mais, c'est quoi ce film?! Après l'excellent No Country For Old Men, on pouvait s'attendre à ce que les frères Coen nous offre un film vraiment excellent, surtout si on jette un oeil sur le casting qui nous est proposé, Pitt, Clooney et Malkovitch entre autres. Mais finalement, je dois avouer que je reste indécis sur ce que je pense du film car d'un côté, pour ce qui est du scénario, ça part un peu dans tous les sens, ce qui se confirme vu la fin du film (c'est quoi cette fin???!) Mais d'un autre côté, le film est souvent drôle, et surtout les prestations de Brad Pitt, et tout particulièrement celle de George Clooney sont vraiment excellentes, et rien que pour ça le film mérite le détour.
 
 
 

Burn after reading, un Coen mineur mais marrant

 
par Emmanuel Pujol
La critique Fan de cinéma

Burn after reading, le film
Le nouvel opus des frères Coen arrive en salles moins d’un après le succès de leur film référence résumant à lui tout seul toutes les étapes incontournables de leur filmographie, le multi-oscarisé No Country for Old Men. L’attente était donc forte, tout comme le risque d’être déçu. Pour atténuer ce dernier, les deux frangins ont choisi de changer complètement de registre et de retourner à un genre qu’ils ont déjà abordé avec bonheur, la comédie. Cerise sur le gâteau, ils se sont entourés d’un casting flamboyant, de Brad Pitt -méconnaissable en coach sportif mono neuronale et à l’improbable chevelure partiellement peroxydée - à John Malkovich – dépressif, alcoolique, cocu, un vrai rôle dépréciatif- en passant par Richard « The Visitor » Jenkins. Tous semblent particulièrement heureux de pouvoir se lâcher sans limite dans des rôles caricaturaux à souhait écrits spécialement pour chacun d’entre eux par le couple de réalisateurs définitivement le plus déjanté du cinéma indépendant américain.

Pour une fois, le scénario totalement secondaire et qui voit se télescoper par le plus improbable des hasards deux mondes aux antipodes l’un de l’autre (celui des agences américaines d’espionnage et celui des clubs de fitness) n’est qu’un prétexte à accumuler les scènes plus absurdes et cruelles les unes que les autres. Comme à intervalles réguliers dans la carrière des Coen, les personnages sont tous complètement débiles, à côté de la plaque ou ringard à souhait. George Clooney clôt d’ailleurs avec ce film une sorte de « trilogie du crétin » après O’Brother et Intolérable Cruauté. Il n’est pas le seul fidèle acteur des frères Coen au générique puisqu’on retrouve Frances McDormand en employée de club de gym qui ne rêve que de chirurgie esthétique et qui a tout appris de Lorie en ce qui concerne la positive attitude.

Burn after reading, le film
Bien sur, la démarche est telle que tout cela est un peu vain, le pied de nez final est à la limite du foutage de gueule (une vraie tempête dans un verre d’eau, toute cette histoire) comme si les deux frères n’avaient pas su comment conclure efficacement cette affaire d’espionnage sans queue (quoique…) ni tête. Pourtant, on s’amuse diablement grâce à une science du rythme, une finesse d’écriture (même si les dialogues manquent cruellement de répliques cultes) et un cynisme réjouissant (les névroses des antihéros quarantenaires – solitude, mise au placard, jalousie, adultère, obsession du culte physique, … - font à la réflexion assez froid dans le dos). Le film ne manque pas non plus de sous-entendus ironiques sur l’inefficacité des services de renseignement américain et l’atmosphère de complot permanent régnant et de paranoïa semblant régner à Washington.

« Forget after viewing » pourrait très bien être le sous-titre de ce film léger et drôle mais totalement anecdotique. Il n’empêche que les frères Coen, même en roue libre, même paresseux, proposent une comédie bien supérieure à la moyenne des productions ricaines lambda.

Emmanuel Pujol

 
 

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