Bienvenue au cottage, les critiques

 

Les critiques spectateurs

 
Critique : Bienvenue au cottage - par crecho  le   - Note 3
Sortie il y a trois semaines, le film n’a pas attiré énormément de personnes. Il fut déprogrammé par beaucoup de cinémas dès la première semaine, mais il cela n’est pas synonyme pour autant d’un film de faible qualité. Le mélange entre films d’horreur et d’enlèvement sur fond de comédie à l’humour noir est un très périlleux et Paul Andrew Williams ne le réussit pas toujours, à l’instar du personnage féminin interprété par Jennifer Ellison au charme certain malgré son langage vulgaire et son crochet du droit surprenant. Ce nouveau film anglais déroute le spectateur grâce à des rebondissements imprévisibles et une seconde partie plus aboutie que la première. Un film moins réussit que Severance mais méritant tout de même le coup d’œil.
 
 
 

Bienvenue au Cottage, deux films pour le prix d’un.

 
par Emmanuel Pujol
La critique Fan de cinéma

Bienvenue au cottage, le film
Bienvenue au Cottage est le 2eme film de Paul Andrew Williams après London to Brighton sorti en France il y a tout juste un an. Et l’on peut dire que les deux œuvres sont diamétralement opposés puisque après un thriller social très noir, le réalisateur signe au cœur de l’été 2008 un film hybride mi-polar déjanté so british mi-survival bien gore. C’est d’ailleurs précisément là que le bat blesse tant on a l’impression d’assister à deux moyens métrages distincts de 45 minutes chacun, reliés entre eux par les seuls personnages principaux.

Parlons en d’ailleurs de ces personnages tant il est rare dans les films d’horreur que le scénario s’attarde longuement sur leurs personnalités, leurs motivations et leurs histoires personnelles. Pour faire court, deux paumés 100% pieds nickelés - un truand à la petite semaine joué par un Andy Serkis pour une fois à visage découvert (pour rappel, l’acteur a incarné Gollum et King Kong, rien que ça) et son frère pleutre, maladroit et phobique des mites (quand on vous dit que c’est déjanté, ça l’est vraiment !) interprété par un épatant Reece Shearsmith - ont capturé la fille d’un mafieux de bas étage. Au départ, le personnage féminin devait avoir une quarantaine d’années.

Bienvenue au cottage, le film
Mais comme un slasher sans blonde écervelée à forte poitrine c’est comme un petit salé sans lentilles ou un pont du 15 août sans embouteillages, le rôle a finalement échu à une pin-up siliconée, Jennifer Ellison qui, pour se donner une constance, joue la dure à cuire en alignant les insanités verbales (10 « fuck » à la seconde) avec un naturel désarmant. Se rajoutent à ce trio déjà savoureux un neneu fini neveu du mafieux et un binôme de tueurs yakuzas sortis de nulle part pour rythmer une première partie sympathique digne d’un vaudeville – avec portes qui claquent, réparties qui font mouches et situations aberrantes.

Mais soudain et sans prévenir le film bascule lors d’une scène surréaliste digne d’un épisode du Prisonnier : des villageois préviennent Andy Serkis de ne pas se promener la nuit dans la campagne s’il tient à sa vie. Pour que le spectateur comprenne bien que l’on passe dans la 2eme partie du film et surtout pour ficeler un semblant de cohérence, le décor change (d’un cottage on arrive dans … une ferme !!!). Le réalisateur prend d’ailleurs bien soin de filmer en gros plans deux panneaux « Danger, propriété privée, interdiction d’entrée » : vous voilà averti, voici venu l’heure d’un délire sanguinolent et de mauvais goût assumé qui ravira sûrement les amateurs du genre. Sans dévoiler les sévices (à l’humour très noir) qui vous attendent, on peut tout de même citer un arrachage de colonne vertébrale à mains nues, une décapitation pour le moins expéditive, j’en passe et des pas mûres. Sans dévoiler tous les ressorts (rouillés) de l’intrigue, il faut souligner que Paul Andrew Williams connaît ses gammes et recycle des classiques du survival, en commençant par la figure (très défigurée d’ailleurs) du tueur psychopathe. Le tout baigne évidemment dans un concert de cris et de hurlements, ce qui ne doit pas empêcher de remarquer la qualité de la musique, entêtante et dynamique qui fait, elle aussi, le pont entre les deux parties du film.

Bienvenue au cottage, le film
Au-delà d’un titre français assez débile surfant sur la vague des Chtis (il dit qu’il ne voit pas le rapport), Bienvenue au Cottage est un film étrange, trop bancal et très hystérique. Presque attachant malgré lui et à l’aspect finalement amateur et bricolé malgré la qualité des trucages, il plaira avant tout à n’en pas douter aux geeks fana de gore. Et sans le succès d’estime de London to Brighton l’an dernier combiné à une bonne réputation des slashers campagnards made in UK (Severance, Isolation,…), il y a fort à parier que ce film n’aurait connu que la discrétion d’une distribution directe to DVD plutôt que les honneurs d’une sortie en salles.

Emmanuel Pujol

 
 
 

Les critiques presse

 
par La Rédaction
(...) "Bienvenue au cottage", avec son scénario bâclé et ses effets téléphonés, n'arrive pas à la cheville d'"Evil Dead".
par Léo Soesanto
(...) le film évoque dans ses meilleurs moments le grotesque appliqué des frères Coen - quoique dans une optique plus gore. Mais avec sa fin qui laisse sur sa faim, l'exercice reste mineur (...)
par Christophe Beney
L'énième hommage [à Massacre à la tronçonneuse] se distingue par un savoir-faire attachant, caractéristique des bons produits de série B (...) Bienvenue au cottage prend le contrepied de la tendance habituelle à l'accélération et choisi même le ralenti co
par Jean-François Rauger
Une parodie de film d'horreur donc, qui pourrait être une sorte de "Laurel et Hardy au pays de Massacre à la tronçonneuse" et qui contient quelques situations et gags atroces vraiment amusants (...). L'horreur gore fait davantage rire que peur et les éter
 
 

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