Les critiques presse
Au-delà du message politique évident du film, Beaufort trouve aussi une profondeur inattendue dans l'utilisation que fait Cedar de son décor (...) Un juste questionnement sur l'histoire.
Il y a longtemps qu'on n'avait pas filmé au plus juste la condition des soldats (...) C'est bien simple, on y est. Poignant.
La force de "Beaufort" réside dans le déplacement de son centre de gravité vers cette "guerre intérieure" et immatérielle : la lutte contre l'angoisse et la peur.
Le film est sorti en Israël quelques mois après la " deuxième guerre du Liban ", en 2006, dans un fort moment de contestation des opérations menées. La leçon en va bien au-delà.
Le huis clos de deux heures fait partie des meilleurs films de guerre, de ceux qui, loin de se repaître de son spectacle, la montrent comme une chose haïssable et inepte.
Tiré d'un roman de Ron Leshem , le film pèche surtout par sa neutralité (...) Manque peut-être un contrechamp sur l'ennemi, qui permettrait de restituer tous les enjeux de cette guerre-ci.
Un film précis qui ne célèbre jamais [la guerre] (...) Beaufort est juste d'un bout à l'autre. (...) C'est un peu toutes les guerres qu'il raconte.