Anna M., les critiques

 

Les critiques spectateurs

 
Critique : Anna M. - par Rob  le   - Note 4
Dans À la folie... pas du tout, sombre navet de Laetitia Colombani, Isabelle Carré était la femme de Samuel Le Bihan, victime des pressions d'une érotomane. Elle est cette fois de l'autre côté de la barrière : dévorée par une passion unilatérale et fantasmée, Anna M. désespère, harcèle, mène la vie dure à l'homme qu'elle a choisi (malgré elle ou pas) comme cible. Une maladie psychique terrible et effrayante, face à laquelle on se sent impuissant, d'autant plus que les rechutes sont fréquentes. Plutôt que de tomber dans le sensationnalisme ou le thriller à deux sous, Michel Spinosa a opté pour une approche quasiment scientifique d'une érotomane comme les autres. C'est le gros atout d'Anna M. : parvenir à foutre les jetons en se contentant de décrire les simples symptômes de cette maladie. À plus d'une reprise, on pense à Requiem, dans lequel Hans-Christian Schmid abordait sur le même mode un sujet aussi extravagant que la possession par le diable. Sous des abords de film français bien tranquille, Spinosa bouscule le spectateur, notamment dans une dernière demi-heure qui rebondit intelligemment sur les souffrances de l'héroïne. Quelques scènes d'une audace folle et une actrice incroyable (Isabelle Carré, l'oeil enfin sombre) achèvent de faire d'Anna M. une vraie réussite, qui met passablement mal à l'aise.
Critique : Anna M. - par bobrat  le   - Note 4
Un film qui raconte la vie d'une personne atteinte d'erotomanie, excellente Isabelle CARRE, qui si l'on connait une personne atteinte cela fait peur de savoir jusqu'ou elle peut aller dans la folie... Ce film n'est pas s'en rappeler 'A la folie pas du tout' qui traitait du même sujet mais celui ci s'attache plus à la personnalité de l'héroine que le précédent. En conclusion, un bon film qui mérite le détour.
Critique : Anna M. - par zanzibar  le   - Note 4
Anna M. ou la chronique d'un pathologie amoureuse. L'anonymat de ce titre qui semble renvoyer à un dossier médical permet aussi à chacun d'accepter que les déviances de cette jeune femme nous ont parfois effleurées. La folie n'est jamais loin quand on aime. Même s'il est (fort heureusement) rare de tomber dans les excès de Anna, je défie quiconque de n'avoir jamais tenté de se voiler la face, de manipuler la réalité pour se croire aimé et s'accorder ainsi le droit d'aimer. Du côté des acteurs, la sobriété de leur jeu contribue à augmenter la tension qui pèse tout au long du film sur le spectateur. Quant à Michel Spinosa, tel un observateur médical, il découpe en segments l'évolution de Anna : l'illumination, l'espoir,le dépit, la haine, le refuge. Et dès le début, Isabelle Carré (que je n'ai jamais vue aussi bien servir un rôle) nous plonge dans un univers oppressant qui ne tarde pas à devenir effrayant. D'autant plus effrayant que nous en connaissons les arcanes...
 
 
 

Les critiques presse

 
par Aurélien Ferenczi
(contre) : Beaucoup de talent mal employé : on appellera ça un beau loupé.
par Pierre Murat
(pour) : L'ambiguïté et la beauté de ce film surprenant, à la mise en scène à la fois précise et si libre, c'est de reposer sur la compassion.
par Didier Péron
Le cinéaste lorgne du côté de la période française de Polanski (...) mélange de fantastique et d'humour noir. Le comique d'une situation peut se briser en quelques secondes et laisser apparaître l'imminence d'un danger mortel ou la tragédie d'un isolement
par Jean-Luc Douin
Le cinéaste signe un film bourré d'idées, parfois maniériste mais en perpétuelle quête de solutions de mise en scène (...) qu'Isabelle Carré, confrontée à un rôle si risqué, échappe aussi bien à l'imitation de ses modèles qu'au ridicule est un indice supp
par Marie-Noëlle Tranchant
Michel Spinosa plonge dans les arcanes de la pathologie amoureuse avec une précision de clinicien, tout en développant la puissance dramatique d'un thriller intimiste, à l'atmosphère inquiétante et envoûtante.
par Amélie Dubois
Si la référence de Spinosa à L'Histoire d'Adèle H. apparaît clairement dans le titre et le thème choisis, manque cruellement ici tout ce qui faisait la force romanesque du film de Truffaut (...)
par Pierre Vavasseur
[Isabelle Carré] est éblouissante dans un registre qu'elle n'avait encore jamais abordé.
 
 

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